«Toutes les options sont sur la table» : Bruno Le Maire n'exclut pas une nationalisation d'EDF

Le logo d'EDF devant la centrale nucléaire de Fessenheim© SEBASTIEN BOZON Source: AFP
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Le logo d'EDF devant la centrale nucléaire de Fessenheim le 21 juin 2021 (image d'illustration).
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«Aucune option, à partir du moment où on ouvre une nouvelle ère, ne doit être écartée», a affirmé le ministre de l'Economie, alors que l'entreprise est en difficulté et que le président a annoncé la construction de nouveaux réacteurs nucléaires.

Pour contrer les difficultés d'EDF et financer le chantier de renouvellement du parc nucléaire français, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a déclaré ce 15 février qu'une éventuelle nationalisation du géant de l'électricité était une possibilité que n'excluait pas l'Etat. «Aucune option, à partir du moment où on ouvre une nouvelle ère, ne doit être écartée. Il faut toutes les regarder sereinement [...] Toutes n'appartiennent pas forcément au même calendrier. Mais toutes les options sont sur la table», a-t-il affirmé sur BFM Business.

L'opération coûterait autour de 5 milliards d'euros à l'Etat, selon Reuters et BFMTV, soit le coût de l'ensemble des actions d'EDF disponibles sur le marché. «Nous aurons l'occasion, lorsque le moment sera venu, de prendre nos décisions. Mais il va de soi qu'à partir du moment où on ouvre une nouvelle ère dans l'histoire d'EDF […], nous allons, nous l'Etat, comme nous l'avons toujours dit, vous accompagner, nous serons là et nous allons décider ensemble quelle est la meilleure solution», a expliqué le ministre de l'Economie.

Déjà contrôlé à environ 83,88% par l'Etat français, l'entreprise cumule une dette estimée en juin 2021 à 41 milliards d'euros. La valeur de son titre a perdu plus de 20% depuis début 2022, après une chute de 19,89% en 2021, souligne Reuters. «Les difficultés principales d'EDF tiennent à l'indisponibilité d'un certain nombre de réacteurs. [...] D'où la nécessité de réinvestir [pour] lui offrir des perspectives, de dire "vous allez faire des renouvelables, vous allez faire des réacteurs nucléaires", donc un plan de charge pour des décennies à venir qui est très solide. Est-ce que pour accompagner ce plan de charge, il faut soutenir EDF ? Oui, nous le savons parfaitement, donc nous étudions les options sereinement», a développé Bruno Le Maire.

Le virage nucléaire d'Emmanuel Macron

Le plan de charge en question est alimenté par les récentes promesses du président Emmanuel Macron qui a annoncé à Belfort le 10 février vouloir mener un vaste chantier de renouvellement du parc nucléaire français par la construction de six nouveaux réacteurs de nouvelle génération (EPR2) pour une première mise en service à l'horizon 2035, avec la possibilité de huit réacteurs supplémentaires pour la fin de la décennie 2040.

L'option d'une nationalisation s'inscrit donc dans ce cadre, «une nouvelle page de l'histoire d'EDF», comme l'a répété Bruno Le Maire sur BFM Business. Cette éventualité avait déjà été évoquée début 2021 lors des négociations autour du projet de réforme Hercule qui visait à réorganiser EDF en trois entités : une pour les centrales nucléaires, une cotée en Bourse pour la distribution d'électricité et les énergies renouvelables, et une troisième pour les barrages hydroélectriques. Ce dossier avait suscité de fortes oppositions politiques et syndicales en France, avant d'être reporté en juillet 2021 faute d'accord avec la Commission européenne, selon des sources gouvernementales à l'AFP.

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