Agents EDF et députés manifestent devant l'Assemblée nationale contre le projet «Hercule»

- Avec AFP

Agents EDF et députés manifestent devant l'Assemblée nationale contre le projet «Hercule» Source: Reuters
Des salariés d'EDF manifestent contre le projet «Hercule», à Marseille le 19 septembre 2019 (illustration).

Après une campagne de communication et une lettre au Premier ministre de 83 députés contre le projet de réorganisation de l’électricien, élus et agents EDF ont manifesté devant l’Assemblée nationale.

Une centaine d'agents EDF ainsi que quelques députés se sont rassemblés devant l'Assemblée nationale, ce 4 février, pour protester contre le projet «Hercule» de réorganisation de l'électricien, durant une audition de la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili.

Le 1er février 83 députés des groupes d'opposition avaient cosigné une lettre de protestation à l'attention du gouvernement et lui ont demandé le 2 février de recevoir des représentants de l'intersyndicale d'EDF. Les participants ont été rejoints notamment par l'ancienne ministre Delphine Batho et le député LFI Adrien Quatennens. 

Hercule est un projet du siècle dernier

«Je soutiens la demande de retrait du projet qui menace un fleuron du service public dans l'énergie. Pour accomplir la transition énergétique, on doit faire exactement l'inverse. Nous avons besoin d'un EDF intégré et pas soumis aux logiques de marché», a déclaré l'ex-ministre et députée écologiste (non-inscrite), invitée par l'intersyndicale (CGT, CFDT, FO et CFE-CGC) du secteur énergétique. 

«On a obtenu l'audition de ministres, on demande aussi celle de l'intersyndicale. Tous les élus sont d'accord pour qu'on ne démantèle pas EDF. Hercule est un projet du siècle dernier», a-t-elle ajouté derrière une banderole proclamant «Non au projet Hercule, l'énergie est un bien commun».

EDF divisé en trois entités

Pensé par le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy, le projet «Hercule» pourrait aboutir à la scission du groupe en trois entités : une entreprise publique (EDF bleu) pour les centrales nucléaires, une autre (EDF vert) cotée en Bourse pour la distribution d'électricité et les énergies renouvelables, et une troisième (EDF azur) qui coifferait les barrages hydroélectriques.

Les syndicats, qui ont intensifié leur mobilisation ces derniers mois, redoutent un «démantèlement» d'EDF qu'ils perçoivent dans le projet. Les élus du personnel ont même lancé une campagne de communication grand public composée entre autres d'une affiche montrant le visage d'un enfant accolé à la phrase : «Quand il vous demandera pourquoi vous avez laissé privatiser l'énergie vous répondrez quoi ?»

Mais ce projet qui implique des négociations avec Bruxelles sur la question de la concurrence et des aides de l'Etat n'est pas sûr d'aboutir. Tout en estimant que le statu quo n'était «pas tenable», la ministre Barbara Pompili a déclaré lors de son audition qu'il n'y avait aucune «certitude de parvenir à un accord» avec la Commission européenne sur l'avenir d'EDF. Elle a ajouté que le gouvernement devrait sans doute envisager un «plan B».

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