Cessions d'ADP et d’Engie : probablement pas avant la fin du quinquennat selon Bruno Le Maire

Cessions d'ADP et d’Engie : probablement pas avant la fin du quinquennat selon Bruno Le Maire© ERIC PIERMONT Source: AFP
Image d'illustration.

Dans une interview, le ministre de l’Economie et des Finances a jugé peu probable que la privatisation des aéroports de Paris et la cession des parts détenues par l’Etat au capital de l’énergéticien Engie aient lieu avant la fin du quinquennat.

«Il est probable que non», a répondu Bruno Le Maire interrogé par Le Figaro sur la possibilité que la privatisation d'ADP (Aéroports de Paris) et la cession des parts de l'Etat dans Engie soient réalisées d’ici la fin du quinquennat. Dans cette interview publiée dans l’édition datée du 9 octobre, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance a estimé que «les conditions économiques [n’étaient] pas réunies».

Ces deux cessions d’actifs étaient, avec la privatisation de la Française des Jeux (FDJ) – qui elle, a bien eu lieu – une des mesures phare de la loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) promulguée le 22 mai 2019.

Défendant, sous certaines limites, le principe des cessions d’actifs au secteur privé, le ministre a expliqué que selon lui l’Etat avait vocation à se maintenir au capital d’entreprises dans des secteurs «stratégiques» comme le Nucléaire, la Défense et les Transports, mais que dans d’autres activités il se retrouvait «à devoir défendre en même temps l’intérêt particulier d’une entreprise et l’intérêt général».

A propos de ce type de situation ambiguë, le ministre est aussi revenu sur l’offre de rachat par Veolia des actions du groupe Suez détenues par Engie, que l'Etat actionnaire de référence avec 23,6% du capital, n’a pu empêcher lors du vote du conseil d’administration d’Engie du 5 octobre. Il a notamment dit regretter cette décision, selon lui «fondée sur le plan financier mais fragile sur d’autre plans».

«Avions-nous des assurances suffisantes sur l'emploi ? Non. Avions-nous des assurances fermes sur la préservation de la concurrence ? Non», a-t-il expliqué ajoutant que le gouvernement pensait que ces garanties demeuraient «indispensables».

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»