«Aucun accord définitif» sur la PAC : le ministère de l'Agriculture contredit son propre ministre

- Avec AFP

«Aucun accord définitif» sur la PAC : le ministère de l'Agriculture contredit son propre ministre© Philippe LOPEZ / AFP Source: AFP
Le ministre français de l'Agriculture, Didier Guillaume affirme que Paris a obtenu le maintien du budget de la Politique agricole commune (PAC).
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Le ministère français de l'Agriculture et de l'Alimentation a infirmé les propos tenus plus tôt par son propre ministre, Didier Guillaume, sur la politique agricole commune : «Aucun accord définitif n'a encore été acté» entre les 27, a-t-il rectifié.

«Aucun accord définitif» sur le budget de la politique agricole commune (PAC) «n'a encore été acté» entre les pays de l'Union européenne, a reconnu le 21 février le ministère français de l'Agriculture et de l'Alimentation, contredisant ainsi des propos tenus quelques heures auparavant par le ministre français de l'Agriculture et de l'Alimentation, Didier Guillaume. Alors qu'un sommet sur le budget de l'UE est toujours en cours à Bruxelles, «la base de négociation [pour la France] repose bien sur un maintien du budget de la PAC, mais tous les pays ne sont pas d'accord et aucun accord définitif n'a encore été acté», a indiqué un porte-parole du ministre à l'AFP. 

«La priorité de la France dans le budget européen, c'est la PAC»

Didier Guillaume avait déclaré que la France avait «obtenu» un maintien du budget actuel de la politique agricole commune pour la période 2021-2027, lors du sommet extraordinaire sur le budget de l'Union Européenne, le 21 février au matin. Le ministre avait alors assuré : «nous avons gagné la première bataille, la Commission avait fait une proposition pas tolérable de 370 milliards d'euros alors que la dépense de l'UE pour son agriculture est de 375 milliards sur la période actuelle», dans une déclaration sur LCI. Et d'ajouter : «Le président de la République a déjà obtenu les 375 milliards.»

On ne peut pas demander des transitions aux agriculteurs sans leur donner des moyens

Le ministre français avait alors indiqué : «Aujourd'hui, nous avons un budget de la PAC qui est au niveau de ce que nous avons dépensé dans le précédent mandat, c'est une très grande victoire, mais nous voulons aller plus loin car on ne peut pas demander des transitions aux agriculteurs sans leur donner des moyens.»

Le volet agricole avec la PAC représente la plus grosse partie du budget de l'UE, actuellement en discussions depuis le 20 février à Bruxelles. Cependant, le Brexit a compliqué la donne de cette négociation, qui a lieu tous les sept ans. En raison du divorce, le budget 2021-2027 devra se passer de la contribution de Londres, soit un manque estimé entre 60 et 75 milliards d'euros sur sept ans.

Aucun accord n'a été conclu jusqu'ici entre les dirigeants sur le budget pluriannuel et donc sur la PAC. «Rien n'est fait, aucun montant n'a été acté. La PAC a été attaquée par plusieurs pays. C'est notre priorité, donc on se bat», a souligné une source diplomatique française. «La priorité de la France dans le budget européen, c'est la PAC», avait également insisté Didier Guillaume, en notant qu'il y avait «urgence à faire baisser» la tension chez les agriculteurs français. 

Le président de la République Emmanuel Macron, actuellement au Conseil européen «va passer deux jours, deux nuits, et peut-être que si les débats se poursuivent à Bruxelles, il ne sera pas là demain matin pour l'inauguration du Salon de l'Agriculture pour défendre le budget de la PAC», avait également averti Didier Guillaume. Il avait ensuite enjoint les agriculteurs à ne pas perturber le salon : «On a rarement vu des organisateurs perturber leur propre salon, ne sabotez pas votre plus belle vitrine de l'année.»

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