Face à une Europe «entêtée», le Royaume-Uni «met le turbo» pour parer à un Brexit sans accord

Face à une Europe «entêtée», le Royaume-Uni «met le turbo» pour parer à un Brexit sans accord Source: AFP
Le 24 juillet 2019, le ministre britannique des Affaires étrangères, Dominic Raab, s’adresse aux médias devant l’immeuble du Foreign Office et du Commonwealth à Londres.
Suivez RT France surTelegram

Le nouveau gouvernement du Royaume-Uni affirme qu’il souhaite un accord de sortie, mais que l’Union européenne doit changer de position sur la question de la frontière avec l’Irlande. En attendant, la perspective d’un Brexit dur se précise.

«La Grande-Bretagne met le turbo dans ses préparations d’un Brexit sans accord», a déclaré le 29 juillet Dominic Raab, nouveau ministre des Affaires étrangères lors d’une interview accordée à la BBC. L’ex-secrétaire au Brexit de Theresa May a par ailleurs affirmé que quatre milliards de livres sterling (4,4 milliards d’euros) avaient déjà été dépensées pour faire face aux conséquences d'un Brexit sans accord. 

Le principal point de désaccord avec l’Union européenne concerne le Backstop ou filet de sécurité, un dispositif temporaire pour empêcher le retour à une frontière terrestre entre la République d’Irlande et l’Uslter, qui fait partie du Royaume-Uni. Le ministre britannique des Affaires étrangères a déclaré à ce propos : «Nous voulons un bon accord avec nos partenaires et amis de l'UE, mais cela doit impliquer l'abolition du filet de sécurité antidémocratique.»

Au cours de l’interview, Dominique Raab a également dénoncé une «Europe entêtée» qu’il accuse d’être responsable de l’actuelle impasse des négociations, tout en répétant la détermination du gouvernement à quitter l’Union européenne (UE) à la date du 31 octobre, avec ou sans accord.

Un peu plus tard dans la journée, lors d’une visite sur une base navale en Ecosse, le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré qu'il y avait «toutes les chances pour conclure un nouvel accord sur le Brexit avec l'Union européenne», et qu'il souhaitait également un nouvel accord commercial. Il avait déjà affirmé qu’il n’y avait qu’ «une chance sur un million» pour une sortie sans accord.

«Ce que nous voulons faire, c'est préciser clairement que le Backstop n'est pas bon, il est mort, il doit disparaître. L'accord de retrait est mort, il doit disparaître. Mais il est possible de conclure un nouvel accord», a ajouté Boris Johnson.

Cet optimisme, toutefois, tranche avec les propos récents du négociateur en chef de l’UE pour le Brexit. En effet, le 25 juillet, lendemain de la prise de fonctions de Boris Johnson, Michel Barnier écrivait dans un courriel adressé aux dirigeants des 27 autres Etats membres : «Boris Johnson a déclaré que si un accord doit être conclu, il faut éliminer le filet de sécurité. C’est évidemment inacceptable et ne relève pas du mandat du Conseil européen.»

Le négociateur en chef de l’UE pour le Brexit y affirmait aussi qu’une «absence d’accord ne sera[it] jamais le choix de l’UE», mais invitait ses correspondant à se tenir prêts à cette éventualité. «Comme le suggère son discours plutôt combatif, nous devons nous préparer à une situation où il donne la priorité à la planification du no deal [sortie de l’UE sans accord], en partie pour faire pression sur l’unité de l’UE27», commentait Michel Barnier.


Lire aussi : Brexit dur ou pas ? Une incertitude budgétaire à 12 milliards d’euros

Raconter l'actualité

Suivez RT France surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par RT France de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service).

En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services.

Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix».

OK

RT France utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix