Défense navale : le Français Naval Group signe un protocole d'accord avec l'Arabie saoudite

- Avec AFP

Défense navale : le Français Naval Group signe un protocole d'accord avec l'Arabie saoudite© Stéphane Mahé Source: Reuters
Le logo de Naval Group à Nantes le 16 novembre 2018 (image d'illustration).

Naval Group – dont la France est actionnaire majoritaire – a signé un protocole d'accord avec les Industries militaires d'Etat d'Arabie saoudite. La société saoudienne sera, avec 51%, majoritaire dans la coentreprise.

Les Industries militaires d'Etat d'Arabie saoudite (Sami) et le groupe industriel français Naval Group – dont l'Etat français est actionnaire majoritaire avec 62% du capital – ont signé ce 17 février un protocole d'accord en vue de créer une entreprise commune qui construirait et développerait en Arabie saoudite des systèmes navals, selon un communiqué publié par Sami.

Le texte ne mentionne pas le type de navires et d'équipements susceptibles d'être manufacturés dans le royaume par cette société commune. Celle-ci serait «à la tête des programmes des Forces navales royales saoudiennes» et appuierait «les besoins existants et futurs», détaille simplement le communiqué. La société saoudienne, lancée par le fonds public d'investissement saoudien en 2017, sera majoritaire avec 51% de la coentreprise.

Ce protocole d'accord a été conclu en marge d'un salon international de la défense (Idex) qui se tient tous les ans à Abou Dhabi. Sollicitée par l'AFP, une représentante de Naval Group sur place a refusé de commenter l'information.

Côté saoudien, on insiste sur l'objectif de «localiser les compétences et les capacités industrielles», ainsi que sur la création d'emplois «hautement qualifiés».

L'Arabie saoudite, deuxième plus gros client de la France en matière d'armements

Selon le patron de Sami, Andreas Schwer, cité dans le texte, le protocole d'accord avec Naval Group pose les fondations d'un «partenariat stratégique» qui permettra au royaume saoudien d'être plus autonome en matière de défense navale.

Des ONG et des parlementaires français ont appelé à plusieurs reprises à la suspension des fournitures militaires à l'Arabie saoudite à cause de la guerre que mène le royaume wahhabite au Yémen et à l'assassinat par des agents saoudiens en octobre à Istanbul du journaliste Jamal Khashoggi.

Le royaume est, en matière d'armements, le deuxième plus gros client export de la France après l'Inde, selon un rapport du Parlement français.

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