L’Italie tente l’hospitalité fiscale pour accueillir les retraités et faire revenir les jeunes

L’Italie tente l’hospitalité fiscale pour accueillir les retraités et faire revenir les jeunes Source: AFP
L’expatriation au soleil tente de plus en plus de retraités français, séduits par des dispositions fiscales avantageuses et un coût de la vie moindre.

L’Italie rejoint le Portugal au sein du club des pays qui proposent des conditions fiscales avantageuses aux retraités étrangers. Mais Rome développe aussi cette politique fiscale pour faire revenir ses jeunes diplômés.

Après le Portugal qui, depuis 2009, propose un statut de résident non habituel destiné aux retraités étrangers, l’Italie vient d'opter pour une nouvelle mesure fiscale afin de favoriser l’immigration de ces populations. Inscrite dans la loi de finances 2019, elle propose une taxation limitée à 7% sur les pensions de retraite et sur les autres revenus de source étrangère.

Toutefois, cette réduction d’impôt, valable pour cinq années à dater de l’installation, n’est applicable que si les personnes concernées viennent vivre dans une ville de moins de 20 000 habitants, dans une des huit régions du sud de l’Italie : la Sicile, la Calabre, la Sardaigne, la Campanie, les Pouilles, les Abruzzes, le Molise ou la Basilicate.

Un dispositif moins avantageux que celui proposé par Lisbonne, mais qui complète une série de mesures adoptées dans la loi de finances 2017 qui avait déjà renforcé la prime au retour des jeunes diplômés italiens. La péninsule tente en effet de lutter contre un phénomène de fuite des cerveaux qui handicape lourdement son développement économique.

Depuis l’entrée en vigueur de ces dispositions, les enseignants et chercheurs qui transfèrent leur résidence fiscale en Italie sont admissibles à un impôt minimum sur le revenu de l'emploi et du travail indépendant. Il est calculé sur 10% du revenu généré, les 90% restants étant totalement exonérés pendant quatre ans.

Des incitations comparables, même si elles sont moins avantageuses, sont aussi proposées aux salariés ou travailleurs indépendants qui veulent s’installer en Italie. Mais surtout, Rome a mis en place les conditions d’un véritable asile fiscal pour les très riches : un impôt maximum de 100 000 euros par an pendant 15 ans.

L’Europe connaissait déjà la concurrence fiscale entre ses Etats membres pour accueillir les sièges de multinationales. Mais les exemples italien et portugais montrent que le pouvoir d’achat des retraités des pays d’Europe du Nord, plus élevé que celui de leurs voisins du Sud, pourrait devenir un nouvel enjeu de la compétition intra-européenne.  

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