Le patron de Superdry donne 1 million d'euros pour un nouveau référendum sur le Brexit

Le patron de Superdry donne 1 million d'euros pour un nouveau référendum sur le Brexit© Fabrizio Bensch Source: Reuters
Enseigne Superdry au Royaume-Uni (illustration).

La campagne visant à faire revoter les Britanniques sur la sortie de l'UE du Royaume-Uni, qu'ils avaient approuvé en juin 2016, compte un nouveau membre : le multimillionnaire Julian Dunkerton.

«La campagne People's Vote [qui milite pour la tenue d'un nouveau référendum sur le Brexit] est désormais officiellement financée par Superdry ; une entreprise qui a réalisé ses profits par le travail d'esclaves indiens», a annoncé le parti britannique UKIP sur Twitter le 19 août. Le parti souverainiste, qui avait milité pour la sortie du pays de l'Union européenne (un souhait exprimé par une majorité de Britanniques le 23 juin 2016 par référendum), faisait référence au don d'un million de livres (1,11 million d'euros) par l'entrepreneur britannique Julian Dunkerton à l'organisation People's Vote.

«Je donne un peu de mon argent à la campagne de People's Vote parce que je sais que nous avons une véritable chance de changer le cours des choses», a ainsi expliqué le co-fondateur de la marque de vêtements Superdry dans une tribune publiée par le Sunday Times. «Les gens se rendent de plus en plus compte que le Brexit va être un désastre», a encore déclaré le multimillionnaire.

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Des ouvriers payés 28 centimes de l'heure ?

Dans son tweet taclant la marque, UKIP a mis en lien un article du journal The Sun, qui affirme que les ouvriers indiens fabriquant les vêtements Superdry sont payés 28 pences (soit environ une trentaine de centimes d'euros) de l'heure. «Cette campagne ne reculera-t-elle donc devant rien pour miner la volonté du peuple britannique ?», s'interroge encore le parti pro-Brexit.

Depuis deux ans, les partisans du maintien du Royaume-Uni dans l'UE, au rang desquels l'ancien Premier ministre Tony Blair ou le controversé philanthrope George Soros, livrent une bataille de tous les instants dans l'opinion publique, visant à faire regretter leur vote aux Britanniques.

Mais l'idée d'un nouveau référendum est fermement rejetée par le gouvernement de Theresa May, engagé dans des négociations difficiles avec Bruxelles. De toute façon, une victoire du «remain» lors d’un nouveau référendum ne changerait rien au caractère inéluctable du Brexit. C’est la position de la commission européenne réaffirmée à plusieurs reprises par Michel Barnier : «La notification constitue un point de non-retour. L'article 50 ne prévoit pas de retrait unilatéral de la notification.» 

Les deux parties sont censées parvenir à un accord d'ici le sommet européen d'octobre pour pouvoir organiser leur divorce, programmé le 29 mars 2019.

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