Marchés financiers : une victoire de Marine Le Pen profitera à l'Allemagne, prévient JPMorgan

Marchés financiers : une victoire de Marine Le Pen profitera à l'Allemagne, prévient JPMorgan
Les investisseurs intègrent de plus en plus une victoire de Marine Le Pen et considère l'UE comme une région à risque politique, illustration ©Robert Pratta / Reuters

Ils n'ont vu arriver ni le Brexit ni Donald Trump, mais cette fois les investisseurs s'efforcent de quantifier au mieux la probabilité d'une victoire de Marine Le Pen. Et se préparent déjà à investir en Allemagne, considérée comme un «refuge».

Les banques et les investisseurs surveillent de près l'élection présidentielle française et affûtent des stratégies pour le cas où Marine Le Pen l'emporterait en mai 2017.

Pour l'heure, les analystes ne s'encombrent pas des subtilités françaises du scrutin majoritaire à deux tours. La présence de la candidate au second tour, qui semble acquise si l'on en croit les sondages suffit aux investisseurs. Marine Le Pen milite en effet clairement en faveur d'une sortie de l'euro et du retour d'une monnaie nationale.

Ces derniers ont donc intégré le risque d'un éclatement de la zone euro, à l'instar du géant bancaire américain JPMorgan qui voit en l'Allemagne un pays sûr pour les investissement en ces temps d'incertitude politique. «Nous pensons que les titres financiers allemands seront des valeurs refuge lors de l'élection [française] et gagneront clairement en cas de victoire de Le Pen», estiment ainsi les analystes de la banque cités par CNBC. Ils notent aussi que lors de la crise de la dette souveraine de 2011, la dette allemande «avait surperformé fortement» celle des autres pays européens.

L'éclatement de la zone euro pris au sérieux

Alors que la dette de la France avoisine 100% du produit intérieur brut, la possibilité d'une victoire de Marine Le Pen se traduit déjà par un découplage entre les taux de rendement de la dette (obligations) émise par la France et l'Allemagne, conformément aux informations diffusées par Les Echos dès janvier 2017.

Jusqu'à présent, malgré des fondamentaux économiques mal en point, le taux de rendement des obligations françaises était arrimé à celui des obligations allemandes.

Alexandre Keller

Lire aussi : L'UE demande à Paris des efforts budgétaires, et à Berlin de stimuler l'économie

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»