Selon le FMI, l'Allemagne ne fait pas assez pour l'accès des réfugiés à l'emploi

La chancelière allemande Angela Merkel en Turquie le 26 avril dernier en compagnie du premier ministre turc, Ahmet Davutoglu Source: Reuters
La chancelière allemande Angela Merkel en Turquie le 26 avril dernier en compagnie du premier ministre turc, Ahmet Davutoglu

Le Fonds monétaire international (FMI) aimerait voir l'Allemagne agir davantage pour l'intégration des réfugiés sur le marché de l'emploi, selon un rapport publié le 9 mai qui égrène également des recommandations en matière de réformes structurelles.

«Bien que beaucoup de mesures de soutien aient été prises et que plus encore soient en préparation, davantage d'actions politiques sont recommandées pour promouvoir une intégration réussie des réfugiés sur le marché de l'emploi», estime le FMI dans les conclusions de cette étude. Le FMI plaide notamment en faveur de «mesures pour permettre la reconnaissance de compétences acquises de manière informelle» et appelle à mettre l'accent sur l'apprentissage de la langue allemande.

Le FMI recommande par ailleurs de prendre en compte «le défi de l'intégration des réfugiés» lors des discussions qui auront lieu l'an prochain sur un relèvement du salaire minimum, en vigueur en Allemagne depuis le 1er janvier 2015 et actuellement fixé à 8,50 euros bruts de l'heure. L'an dernier, l'Allemagne a accueilli à elle seule plus d'un million de demandeurs d'asile. Ce flux a nettement ralenti depuis la fermeture de la route des Balkans au mois de mars.

Le FMI donne plusieurs recommandations à la première économie européenne

La coalition gouvernementale allemande, composée des conservateurs et des sociaux-démocrates, s'est mise d'accord mi-avril sur des mesures encadrant l'intégration des réfugiés. En parallèle, le FMI fait plusieurs recommandations à la première économie européenne en matière de réformes structurelles, soulignant notamment que le vieillissement de la population allemande va se traduire par une «intensification des pressions sur les finances publiques».

Face à cette tendance, le FMI appelle l'Allemagne à «allonger la durée de la vie professionnelle», par exemple en indexant «l'âge de départ à la retraite sur l'espérance de vie». Berlin est également incité à réformer de manière «plus vigoureuse» le secteur des services afin d'accroître la compétition dans ce domaine. Comme à de nombreuses reprises par le passé, le FMI aimerait aussi voir l'Allemagne investir plus, notamment dans ses infrastructures.

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