Le prix du baril de pétrole tombe en dessous des 35 dollars, son prix le plus bas depuis 2009

Source: Reuters

Le prix du pétrole a chuté lundi à son bas niveau depuis 2009 alors que l'OPEP poursuit la production de grand quantité de matière première et que l'Iran a prévu d'augmenter ses exportations.

L'Iran est déterminé à augmenter ses exportations de pétrole quelque soit le prix du baril. Téhéran compte profiter de la levée des sanctions internationales, mises en place contre son programme nucléaire, programmée en janvier pour doubler son volume d'exportation. Le pays exporte actuellement 1,1 million de barils par jour.

Le prix du pétrole pourrait s'effondrer à 30 dollars le baril en 2016 et il pourrait rester bas toute l'année, a prévenu le ministre russe des Finances, Anton Siluanov. Le vice-ministre du pétrole, Maxime Oreshkin, a indiqué que son pays avait mis en place des plans basées sur un prix du baril entre 40 et 60 dollars jusqu'à 2022.

« Nous allons vivre dans une réalité différente »

Ce scénario pourrait avoir des implications dévastatrices pour l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), selon Maxime Oreshkin. Il risque aussi d'avoir des répercussions catastrophiques pour les producteurs de la mer du nord, les projets off-shore voulu par le Brésil et sur l'endettement des producteurs de l'Ouest. « Nous allons vivre dans une réalité différente », a-t-il ajouté.

Selon les autorités de la banque centrale de Russie, le prix moyen du brut l'année prochaine devrait passer à 35 dollars le baril. Elvira Nabiullina a indiqué qu'à ce prix, le PIB russe pourrait baisser de 2 à 3 pourcent. L'Agence internationale de l'énergie a avertit que jusqu'à fin 2016 la surabondance globale de pétrole devrait entraîner une surproduction et un ralentissement de la demande.

Lire sur le sujet: Dans le dur financièrement, les pays du Golfe obligés de taxer leurs populations

Selon Liam Halligan du Telegraph la chute des prix du pétrole découle de modèles d'approvisionnement qui pourraient très vite évoluer en fonction de la situation géopolitique. Le prix du brut pourrait retourner à son niveau antérieur aussi rapidement que le prix du brut s'est effondré l'année dernière, a-t-il déclaré.

«Donc, il y a la Russie, en dehors de l'OPEP, qui se livre à une concurrence continuelle avec le royaume du désert pour être le plus gros producteur mondial de pétrole. Une baisse de la production de l'OPEP, ce que les saoudiens redoutent le plus, pourrait laisser plus de place au brut russe», a indiqué Liam Halligan.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales