Les entrepreneurs français : Nous ne pouvons pas imaginer que l’avenir ne se construise pas ensemble

Source: RIA NOVOSTI

Le ministre russe du développement économique, Alexeï Oulioukaev, a rencontré aujourd’hui en Russie des patrons du MEDEF, de même que l’ambassadeur de France, qui a regretté le manque de travail en commun.

«Nous avons eu un dialogue constructif. On a même l’impression que la travail commun nous manque. La pause a été trop longue», a précisé Alexeï Oulioukaev lors d’une conférence de presse à l’issue de cette rencontre.

Les entrepreneurs français qui travaillent en Russie, notamment le vice-directeur général de la Société Générale, Bernardo Sanchez Incera, et le président de la compagnie Alstom, Philippe Pégorier, ont pris part à cette rencontre pour discuter des relations bilatérales, des possibilités de développer ses affaires en Russie et des mesures prises par le gouvernement russe pour améliorer le climat économique.

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D’après les estimations d’Alexeï Oulioukaev, le volume d’échanges entre janvier et septembre 2015 a diminué de 40,5% par rapport à la période sous revue en 2014. «La situation actuelle découle du climat des échanges internationaux», a déclaré le ministre en ajoutant que le volume des investissements français en Russie avait augmenté de 607 millions de dollars au cours du premier trimestre 2015.

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Le ministre russe a aussi précisé que le gouvernement prévoyait une accélération des changements structurels de l’économie russe, une diminution de l’inflation et une hausse de la stabilité macroéconomique. «A l’heure actuelle, l’économie du pays s’est déjà accoutumée aux sanctions et aux prix plus bas des hydrocarbures», a-t-il mis en relief.

Quant à la France, son ambassadeur en Russie, Jean Maurice Ripert, a déclaré qu’au terme de l’année 2014, «la France est devenue le premier investisseur étranger en Russie, preuve que les autorités françaises ont confiance dans le future de l’économie russe car elle reste un partenaire important pour la France et pour l’Europe».

Le même point de vue sur le développement positif des relations économiques entre les deux pays a été partagé par le vice-directeur général de la Société Générale. Bernardo Sanchez Incera a, pour sa part, affirmé que les difficultés d’aujourd’hui ne seraient un jour «qu’un mauvais souvenir».

«Tous les empêchements, toutes les conditions qui créent des barrières sont négatives du point de vue des affaires. Quelles que soient les raisons ou les motivations ou les contraintes politiques, nous, du point de vue des entreprises, nous continuons à voir sur le long-terme. Nous pensons que cette période sera surmontée, qu’un jour ce ne sera qu’un mauvais souvenir et ce jour-là, nous voulons être fier d’avoir contribué à ce que la convergence se fasse, à ce que le dialogue continue et à ce que la création de valeurs de part et d’autre reste positive», a-t-il précisé.

«La Russie fait partie de notre environnement culturel, la Russie est un pays avec lequel nous nous sentons en confiance, c’est un pays où nous nous sentons comme à la maison. C’est vrai du point de vue culturel, du point de vue économique. Nous ne pouvons pas imaginer que l’avenir ne se construise pas ensemble», a-t-il poursuivi. 

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