Libye : accord pour des élections sous deux ans sous l’égide de l’ONU
© RSLes principales factions politiques libyennes ont signé le 30 août, sous l’égide de l’ONU, un accord prévoyant la tenue d’élections présidentielle et législatives dans un délai maximal de 24 mois. Le texte vise à débloquer le processus politique, à l’arrêt depuis l’échec des élections prévues en décembre 2021.
Les représentants des principales institutions et factions rivales libyennes ont signé le 30 août à Tripoli un accord prévoyant la tenue d’élections nationales dans un délai de deux ans, sous l’égide de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL).
L’accord a été conclu à l’issue de discussions au format « 4+4 », réunissant deux représentants de chacune des quatre principales institutions du pays : le Gouvernement d’unité nationale (GUN), le Haut Conseil d’État, la Chambre des représentants et l’Armée nationale libyenne.
Selon Walid Ellafi, ministre d’État chargé des Affaires politiques et de la Communication au sein du GUN, les élections présidentielle et législatives devront être organisées « dans un délai ne dépassant pas 24 mois », dans le cadre d’une autorité exécutive unique et d’institutions nationales unifiées.
Le général Shibani Abu Hamoud, chef du commandement général de l’armée, a indiqué que le comité « 4+4 » travaillerait avec la MANUL afin d’élaborer, dans un délai d’un mois, un mécanisme chargé de suivre la mise en œuvre de l’accord.
Le texte prévoit également une procédure en cas de blocage institutionnel. Si la Chambre des représentants et le Haut Conseil d’État ne l’approuvent pas dans un délai d’un mois, les parties s’engagent à chercher à l’adopter comme document constitutionnel à travers des mécanismes nationaux élargis, avec le soutien international du Conseil de sécurité de l’ONU.
Le processus électoral libyen est à l’arrêt depuis l’échec du scrutin prévu en décembre 2021, reporté en raison de profondes divergences sur la loi électorale et l’éligibilité de plusieurs candidats de premier plan.
Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye peine à retrouver une stabilité durable. Le pays s’est divisé en 2014 entre factions rivales de l’est et de l’ouest, avant qu’un cessez-le-feu conclu en 2020 ne mette fin aux principaux affrontements.