Kenya : manifestations et grève des transports après la hausse des prix des carburants

Kenya : manifestations et grève des transports après la hausse des prix des carburants© Andrew Kasuku Source: AP
Manifestation lors d'une grève des transports publics contre la hausse des prix du carburant à Nairobi, le 18 mai 2026
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Des protestations ont éclaté le 18 mai dans plusieurs villes du Kenya après de fortes hausses des prix des carburants, provoquées par les tensions liées à la guerre contre l'Iran. Une grève nationale des transports a paralysé les déplacements, laissant de nombreux habitants contraints de marcher pour rejoindre leur lieu de travail.

Des manifestations ont secoué plusieurs villes kényanes le 18 mai, sur fond de contestation contre la hausse des prix des carburants. Une grève nationale du secteur des transports a aggravé la situation, immobilisant de nombreux véhicules et perturbant fortement la circulation dans le pays.

Dès l’aube, plusieurs axes menant à la capitale Nairobi ont été bloqués par des opérateurs de transport en grève et des groupes de manifestants. La police est intervenue dans certaines zones en faisant usage de gaz lacrymogènes, tandis que des pneus incendiés ont contribué à paralyser davantage le trafic.

À Mombasa, principal port du pays, la grève fait également craindre des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement.

Une hausse des carburants sous tension internationale

Ces mobilisations interviennent après une nouvelle augmentation des prix des carburants décidée la semaine dernière par l’Autorité kényane de régulation de l’énergie et du pétrole. Les prix du carburant ont été relevés jusqu’à 23,5 %, après une hausse de 24,2 % le mois précédent, dans un contexte de tensions sur les marchés pétroliers liées à la guerre américano-israélienne contre l'Iran.

Le gouvernement kényan importe la quasi-totalité de ses produits pétroliers depuis le Moyen-Orient via des accords avec les pays du Golfe. Ces hausses successives ont entraîné une augmentation des tarifs des transports et une pression accrue sur le coût de la vie.

Paralysie des transports et tensions sociales

La Transport Sector Alliance avait annoncé dimanche l’arrêt des véhicules affiliés à ses associations à partir de minuit pour protester contre ces hausses. Les autorités avaient, de leur côté, prévenu qu’elles interviendraient pour limiter les perturbations.

Selon le ministère des Finances, des discussions doivent être engagées avec les opérateurs du transport afin de tenter de trouver une issue à la crise, les prix actuels étant déjà partiellement subventionnés.

Sur le terrain, les conséquences sont immédiates pour la population. De nombreux habitants ont dû parcourir de longues distances à pied pour rejoindre leur lieu de travail, tandis que les prix des transports ont fortement augmenté.

La hausse du prix des carburants affecte l’ensemble des biens de consommation. À Nairobi, le prix de l’essence super a été porté à 214,25 shillings kényans le litre, contre 206,97 précédemment, tandis que le diesel a fortement augmenté.

Dans un contexte de dépendance quasi totale aux importations de pétrole, le Kenya reste particulièrement vulnérable aux fluctuations du marché mondial de l’énergie, accentuées par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

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