Ouganda : Washington critique les propos du chef de l’armée et fils du président
© RSDes messages polémiques du général Muhoozi Kainerugaba, chef de l’armée ougandaise et fils du président, ont provoqué une vive réaction à Washington. Le sénateur républicain Jim Risch appelle à réévaluer le partenariat sécuritaire avec l’Ouganda, après que le militaire a accusé l’ambassade américaine d’avoir aidé l’opposant Bobi Wine à fuir.
Après l’élection présidentielle du 15 janvier en Ouganda, le général Muhoozi Kainerugaba a publié sur le réseau social X plusieurs messages accusant l’ambassade des États-Unis à Kampala d’avoir facilité l’évasion de Bobi Wine lors d’un raid militaire à son domicile. Dans ses posts, le chef de l’armée annonçait également la suspension de toute coopération avec l’ambassade américaine.
Ces accusations ont provoqué une forte réaction à Washington. Jim Risch, président républicain de la commission des relations extérieures du Sénat, a estimé que « les États-Unis doivent réévaluer leur partenariat sécuritaire avec l’Ouganda » et dénoncé « un niveau d’instabilité et d’irresponsabilité » qu'il juge inacceptable.
Commander @mkainerugaba has crossed a red line and now the U.S. must reevaluate its security partnership, which includes sanctions, and military cooperation with Uganda. The president's son, and likely successor, cannot just delete tweets and issue hollow apologies. The U.S. will… https://t.co/ObIVkkYNPp
— Senate Foreign Relations Committee Chairman (@SenateForeign) January 30, 2026
Le général Kainerugaba, coutumier des provocations sur les réseaux sociaux, a depuis supprimé ses tweets et présenté des excuses, affirmant avoir discuté avec l’ambassadeur américain et souhaitant poursuivre la coopération militaire. Mais ses déclarations ne semblent pas avoir apaisé les critiques à Washington : « Le fils du président, et probable successeur, ne peut pas se contenter de supprimer des tweets et de présenter de fausses excuses », a souligné Jim Risch.