RT France : An 1

RT France : An 1© RT
Le plateau télé de RT France.

Voilà un an jour pour jour que la chaîne RT France a été lancée. Son rédacteur en chef, Jérôme Bonnet, revient sur l'année écoulée et se félicite de son audience.

Nous y sommes, et c’est déjà une victoire. Un an aujourd’hui que la chaîne d’information continue de RT France a été lancée. Un an que nous tenons ce pari que tant annonçaient perdu d’avance. Non sans raison : il faut bien le reconnaître, le contexte général n’était pas des plus favorables, il y a un an, pour cette nouvelle-née dans le paysage journalistique français. Avant même qu’elle ait une existence, la chaîne de RT France était déjà l’objet d’une campagne de dénigrement inouïe ! Nombreux étaient les confrères à annoncer le déferlement de fake news sur l’Hexagone. Quand ils n’annonçaient pas carrément l’apocalypse, orchestrée par une armée de trolls de l’ombre voués à la chute de la démocratie française. Au sommet de l’Etat, cette crainte faisait place à une franche hostilité, en provenance d’un pouvoir qui avait juré notre perte. Face à cela, nous n’avions comme arme que notre passion de l’information, notre envie d’aller sur des terrains abandonnés, de vous montrer l’actualité sous toutes ses facettes, et pas seulement par le prisme de celle communément présentée comme « respectable », qu’empruntent joyeusement à la queue-leu-leu les médias dominants dits «mainstream».

Un an plus tard, l’apocalypse annoncée n’a pas eu lieu et le bébé se porte très bien, merci pour lui ! Parce qu’il y a un facteur que tout ce joli monde avait complètement sous-estimé : l’esprit contestataire français, son appétence pour le débat reconnue partout dans le monde. Insaisissables, les Français n’aiment pas plus les leçons de morale dispensées par les élites autoproclamées que le prêt-à-penser qu’on entend leur faire ingurgiter. Gaulois réfractaires, comme les a désignés avec dédain le président, ils ont le goût de l’interdit, du défi de l’autorité, des horizons inexplorés. Qu’on leur désigne une avenue à emprunter impérativement, et ils chercheront les contre-allées.

Cet instinct du contre-pied, les Français viennent encore d’en faire étalage de façon éclatante depuis un peu plus d’un mois, dans la rue. Les politiques pensaient, soulagés, cet esprit contestataire éteint, la bête terrassée ? Elle n’était qu’assoupie, n’attendant qu’un peu de poudre de perlimpinpin pour s’éveiller. On disait les Français résignés à leur sort, à cette mise à bas progressive de leur service public présentée comme la « modernisation » du pays ? Ils ont enfilé des gilets jaunes et sont sortis livrer le fond de leur pensée à leurs dirigeants.

Et tandis que l’écrasante majorité des éditorialistes de France et de Navarre se bousculaient pour faire la leçon aux insoumis, agitant ici les spectres de « l’ultra-gauche » et de « l’ultra-droite », enjoignant là les Gilets jaunes à la raison, à la résignation, nous avons choisi une autre voie. De nous abstenir de porter de jugement, mais de tenter de comprendre ce mouvement protéiforme, d’en explorer les strates. Et pour cela, nous ne connaissons qu’une méthode : celle du terrain. Depuis un mois, nous avons suivi au plus près ce mouvement, envoyant au milieu des gilets jaunes nos reporters, leur donnant autant que possible la parole.

Et quelque chose s’est produit. Ce parti-pris d’observateur aussi neutre que passionné, n’ayant d’autre ambition que de faire le lien entre les manifestants et ceux qui aspiraient à les comprendre, a été très vite remarqué par les Gilets jaunes. Son honnêteté est aujourd’hui saluée partout sur les réseaux sociaux, là où le mouvement s’est constitué et a pris son essor. Dans le même temps, notre audience déjà non négligeable connaissait une croissance stupéfiante. En à peine un mois, elle progressait de plus de 80%, pour atteindre puis dépasser les quatre millions de personnes.

Il n’est de plus bel hommage, de plus belle récompense pour nous, et de cela nous souhaitions aujourd’hui vous remercier chaleureusement. Car au cœur des tempêtes qu’a traversé notre média, en butte à l’hostilité médiatico-politique, vous avez été et êtes encore notre meilleur soutien. Et même, osons le dire, notre raison d’exister. RT France ne vit qu’à travers vous. Et tant que vous serez là, à témoigner de votre intérêt pour un journalisme loin des sentiers battus mainstream, nous ne lâcherons rien, nous en faisons le serment. Ce premier anniversaire de la chaîne de RT France est donc en réalité, plus que jamais, le vôtre.

Alors encore merci à tous les réfractaires, les Gaulois comme les autres, et joyeux anniversaire !

Jérôme Bonnet

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