La découverte par la NASA de nouvelles exoplanètes, «ce n'est que le début»

La découverte par la NASA de nouvelles exoplanètes, «ce n'est que le début» © NASA Source: Reuters
La peinture montrant la surface possible de TRAPPIST-1

Ayant découvert sept nouvelles planètes, les astronomes ont pour but d’utiliser leurs plus puissants télescopes pour voir si elles abritent une atmosphère propice à la vie, indique Robin Seemangal, spécialiste du sujet au New York Observer.

Des scientifiques de la NASA et de l’Observatoire européen austral ont fait une percée majeure dans la recherche de planètes de type terrestre. Ils ont détecté sept planètes de taille équivalentes à la Terre qui pourraient potentiellement posséder des conditions favorables à la vie. Ces exoplanètes sont en orbite d'une étoile naine ultra-froide, Trappist-1, qui se situe à peu près à 40 années-lumière (soit plusieurs milliards de milliards de kilomètres) de la Terre, dans la constellation du Verseau – relativement proche de nous.

En annonçant cette découverte, un responsable de la NASA a déclaré que cela laissait entendre que trouver une seconde Terre n'était plus impossible, mais simplement «une question de temps». 

En 2018, lorsque la NASA lancera son télescope spatial James Webb, nous serons en mesure de pointer ce télescope sur ces mondes potentiellement habitables

Robin Seemangal est d’accord pour dire que «ce n'est que le début». 

«Il existe des milliards de galaxies. Chaque galaxie contient des milliards d’étoiles. Nous sommes actuellement en train de découvrir ces mondes habitables, cela a seulement commencé depuis une trentaine d'années. Depuis un certain temps, on en trouve plus fréquemment. En 2018, lorsque la NASA lancera son télescope spatial James Webb, nous serons en mesure de pointer ce télescope sur ces mondes potentiellement habitables et savoir s'il y a la vapeur d’eau dans leur atmosphère ou des sous-produits de la vie, et surtout de l’eau. Ce qui est important dans cette découverte, c'est que maintenant nous avons l'objectif de pointer sur elles nos plus puissants télescopes pour détecter dans l'avenir ces substances chimiques et l’atmosphère capable d'abriter une vie biologique», a-t-il dit à RT. 

Même si ces planètes sont à 40 années-lumière de nous, il est «définitivement possible» de détecter la vie à une distance aussi lointaine, selon Robin Seemangal. 

Peut-être dans l'avenir nous pourrons envoyer des robots au lieu d'êtres humains

«Il nous faut seulement des télescopes plus puissants. Ces téléscopes seront bientôt disponibles. Dans quelques années, nous allons certainement avoir des télescopes infrarouges plus sensibles. L'infrarouge, c'est ce qui a été utilisé pour détecter le soleil et les planètes qui l'entourent», a-t-il ajouté.

Cependant, se rendre sur ces planètes, c’est une autre histoire, a expliqué le journaliste de l’espace. 

«Voyager à la vitesse de la lumière vous prendra tout de même 40 ans. C'est à des milliards de kilomètres de nous. Je ne peux pas dire combien de temps cela prendra à l'humanité pour accomplir une telle prouesse, mais peut-être dans l'avenir nous pourrons envoyer des robots au lieu d'êtres humains», a-t-il conclu.

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