L'affaire du drone de Leipzig est un magnifique cas d'école de manipulation et de mensonge pour détourner l'opinion des vraies questions. Défaite de Kiev, effondrement allemand et élection perdue d'avance : Alexandre Regnaud révèle tout ce que cette hystérie est faite pour cacher.
Dans la nuit du 4 au 5 août 2026, sur l'aéroport allemand de Leipzig/Halle, servant de base logistique à l’OTAN pour son soutien militaire à l’Ukraine, un drone chargé d’explosif, mais inopérant, a été trouvé à proximité d’un cargo ukrainien. En parallèle, un objet non identifié a heurté un avion, et un second drone, inerte, a également été retrouvé un peu plus loin.
Après quasiment un mois de silence (et nous expliquerons bien sûr pourquoi ce délai), les dirigeants allemands et européens entrent soudain en hystérie et accusent la Russie.
Or, nous avons ici un cas d’école. Une magnifique « opération sous faux drapeau », comme on les appelle.
C’est-à-dire quand vous vous faites passer vous-mêmes pour votre propre ennemi, afin de pouvoir ensuite l’accuser de provocation, et ainsi justifier une action contre lui qui n’aurait pas lieu d’être sinon.
Les Allemands en sont d’ailleurs des spécialistes, c’est comme ça qu’ils ont commencé la Seconde Guerre mondiale, en septembre 1939, déguisés en soldats polonais pour attaquer leur propre station radio, et justifier ainsi l’invasion du pays par les hordes nazies.
Ici, on retrouve finalement les mêmes acteurs, mais qui s’adaptent à l’époque et utilisent des drones, et encore tellement mal que personne de sérieux n’y croit vraiment.
Car au final, c’est un peu comme quand on découvre des passeports de terroristes miraculeusement intacts dans des milliers de tonnes de gravats, ou qu’on accuse d’empoisonnement par des services secrets, avec justement le seul poison qui permet précisément de les identifier (pour ceux qui se souviennent de l’affaire Skripal, crise de russophobie venue d’Angleterre en 2018). À force de prendre les gens pour des imbéciles, ça commence à se voir et à se savoir, et cela passe de moins en moins.
BFMTV en sait quelque chose, qui annonce pour Leipzig « deux suspects aux passeports russes identifiés », quelle opération clandestine ! Surtout que quand on y réfléchit, il ne s’est précisément rien passé. Un engin inerte a été trouvé. Mais au final, rien n’a explosé, rien n’a été détruit…
Ce qui fait d’ailleurs précisément écrire à la figure d’opposition Sahra Wagenknecht : « Ce qui est étrange, c’est que les drones attribués à la Russie n’explosent jamais, alors que le seul attentat ayant entraîné des destructions massives au détriment de notre pays, l’attentat terroriste contre Nord Stream, n’est pas parti de Russie mais d’Ukraine, et qu’à ce jour, aucune réaction du gouvernement fédéral ne se fait encore entendre. »
Markus Frohnmaier, vice-président et expert en politique étrangère du groupe parlementaire allemand Alternative pour l'Allemagne (AfD), n’y croit pas non plus. Il précise d’ailleurs qu’en réalité, aucune preuve n’a été présentée et que le ministre de l'Intérieur, Dobrindt, évoque une enquête encore en cours.
Même les médias allemands commencent à douter, comme le Berliner Zeitung : « Sans présenter de preuves, le gouvernement allemand accuse la Russie d’avoir utilisé le drone de Leipzig ».
D’ailleurs, la chef de la diplomatie européenne, la légendaire Kaja Kallas, à sa façon, l’avoue, qui indique que l’incident présente « les caractéristiques d'un acte de terrorisme soutenu par un État », mais en se gardant bien de préciser lequel… on comprend pourquoi.
Surtout, il est un peu difficile de croire que des opérateurs de drones russes, les plus expérimentés au monde, impliqués dans l’opération hybride la plus spectaculaire jamais menée contre l’OTAN, en plus donc de voyager avec leurs passeports, aient laissé un drone traîner sur le tarmac, aient eu la malchance qu’un autre n’explose pas après avoir percuté un avion-cargo, et en aient finalement laissé un troisième à proximité sans s’en servir. Plus c’est gros…
Bref, puisque rien de cela n’est en vérité crédible, pourquoi est-ce que l’OTAN, et plus particulièrement l’Allemagne, organisent ce cirque ? Et pourquoi maintenant ?
L’ambassadeur de Russie en Belgique, Denis Gontchar, convoqué au ministère belge des Affaires étrangères à la suite dudit incident (le même cirque a eu lieu en France, bien que Leipzig ne soit dans aucun des deux pays) donne en partie la réponse, évoquant à juste titre une « provocation grossière » au profit d’un régime de Kiev « en faillite ».
Car les faits sont là, l’Ukraine perd. Il est de plus en plus difficile de le cacher, et Kiev prend de plus en plus clairement des airs de Berlin fin avril 1945.
Les affaires de corruption sont de plus en plus visibles. Ils s’entretuent à ciel ouvert (Monaco, incident GUR-SBU, etc.). Les pertes humaines sont si colossales que même des journaux occidentaux comme The Telegraph en parlent. Et ils sont au bord de l’asphyxie totale, économiquement et logistiquement, après leur campagne de 40 jours de terrorisme contre des objectifs civils, et la réponse adaptée de la Russie en retour.
C’est d’ailleurs pour cela, cette histoire de 40 jours, que le « scandale » n’est mis en scène que maintenant par les Européens. Il leur fallait attendre pour ne pas interférer dans la campagne de terreur qu’ils avaient eux-mêmes sponsorisée. L’hystérie autour de Leipzig n’est qu’une des conséquences de son échec flagrant.
Bref, devant une telle accumulation, ils ont besoin de la bonne vieille recette de la provocation et de la propagande pour détourner les regards, une fois de plus. Quand le doigt montre la lune…
Et cela tombe bien, parce que ça cadre aussi parfaitement avec le calendrier allemand.
Il ne s’agit pas ici de faire diversion autour du scandale de la soirée échangiste organisée à la mairie de Mannheim. Mais plutôt de brouiller les cartes autour de l’élection du 6 septembre pour le renouvellement du parlement régional de Saxe-Anhalt. Le parti d’opposition AfD est placé largement en tête, et sa position ouvertement favorable à la Russie est depuis longtemps instrumentalisée par le gouvernement, faute pour l’instant de pouvoir faire interdire le parti tout court (pour protéger la démocratie, bien sûr).
Le scrutin lui-même revêt en réalité un enjeu national, et sera un test non seulement pour les partis locaux, mais surtout pour le gouvernement Merz.
L’occasion de rappeler que selon l’institut Forsa, son taux d’approbation en août 2026 est à… 13 %, soit le pire score jamais mesuré pour un chancelier en exercice.
Il faut dire que l’Allemagne fait face à une vague de faillites sans précédent depuis 20 ans. Que l’industrie automobile, moteur de l’ensemble de l’économie, est au plus bas depuis 2005. Que l’ensemble du secteur manufacturier a perdu 144 100 emplois en un an. Que le pays frôle la récession et que l’inflation y approche 3 % (l’objectif de la BCE est à 2 %).
Et Merz lui-même de donner la cause principale de ce déclin catastrophique (le 20 juillet 2026) : « une crise énergétique persistante en raison de l'absence de gaz russe ». C’est-à-dire de sa propre politique de sanctions russophobes !
La nécessité d’accuser absolument la Russie de quoi que ce soit, pour faire semblant de justifier une politique ridicule de soutien à la défaite, et en parallèle le suicide organisé de son propre pays, devient alors limpide. On comprend clairement pourquoi l’opération sous faux drapeau de Leipzig devient indispensable pour Merz et ses complices européens, et pourquoi maintenant.
Tous devraient pourtant se souvenir que l’opération sous faux drapeau allemande de 1939 a été responsable de dizaines de millions de morts, et surtout, qu’elle s’est terminée par l’armée russe victorieuse… à Berlin.
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