Grèce: les pays de la zone euro décident de prolonger le financement (VIDEO)

L'Eurogroupe a accepté de prolonger de quatre mois le plan d'aide financière à la Grèce en conditionnant notamment cette aide à la présentation par Athènes d'une liste de réformes qui doit être approuvée par ses créanciers.

«C’est fait! Pour quatre mois!», a dit un représentant à l'AFP lorsque la réunion touchait à sa fin à . Une heure plus tard, l’Eurogroupe a publié une déclaration qui a confirmé l'accord.

«Les autorités grecques présenteront la première liste de réformes basée sur l’accord actuel lundi 23 février en fin de journée», a-t-on écrit dans la déclaration.

«Les institutions européennes indiqueront d'abord si la liste de réformes est assez complète pour constituer le point de départ valable d'une révision positive des conditions. La liste sera ensuite complétée puis approuvée par les institution fin avril».

«Athènes a confirmé son engagement à mener des réformes structurelles et a reconnu son obligation de payer la dette actuelle», a déclaré le porte-parole de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem. Il a été convenu d'une prolongation de l'aide financière à la Grèce qui bénéficiera d'un accès aux mécanismes de stabilité européens pendant qu’elle procédera à la recapitalisation de ses banques.

«Une période de quatre mois sera consacrée à la construction de nouvelles relations avec l’Europe et le FMI», le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis s'est expliqué devant les journalistes. «La Grèce a tourné la page» et a gagné du temps pour négocier un meilleur un plan de sauvatage, a dit le haut fonctionnaire en soulignant que la  n’a pas utilisé la menace ou le bluff pour atteindre un accord intérimaire avec l’Eurogroupe.

Des hauts responsables européens ont dit à Reuters que l’accord a été élaboré au cours de négociations préparatoires avec la participation des ministres des Finances grec et allemand et en présence de la directrice générale du FMI. Après cela, le document a été signé par tous les 19 membres de l’Eurogroupe.

Les créanciers européens ont insisté sur l’idée qu’une prolongation des prêts doit s’accompagner d’un engagement de la Grèce à appliquer certains ajustements budgétaires et réformes structurelles.

Le gouvernement de gauche fraîchement élu à Athènes avait initialement demandé une prolongation des prêts sur six mois afin de se laisser le temps de renégocier les conditions de remboursement des 316 milliards d'euros de dette accumulée.

L’entente de jeudi évacue le risque que la Grèce sombre dès le mois mars dans la cessation de paiements et se voie obligée de quitter la zone euro. La Grèce, pour éviter ce scénario, a accepté de soumettre une liste de réformes économiques à l’examen de l’UE pour lundi. Athènes, dès mardi, aura l’avis de la Commission sur ce document.

En savoir plus : l’Eurogroupe lance un ultimatum à la Grèce pour le remboursement de sa dette

Le programme de renflouement actuel de 240 milliards d’euros proposé par la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) a été accepté par le gouvernement grec précédent en 2012. Les dures conditions imposées par les créanciers, qui supposent une coupe drastique des dépenses gouvernementales et des augmentations d'impôts, sont extrêmement impopulaires en Grèce. 

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