Barack Obama s’étonne que Moscou n’ait pas livré bien plus tôt ses S-300 à l’Iran

Barack Obama à la conférence de presse avec le premier ministre italien Matteo Renzi© Jonathan ErnstSource: Reuters
Barack Obama à la conférence de presse avec le premier ministre italien Matteo Renzi

Le président américain Barack Obama a annoncé qu’il était étonné que Moscou n’ait pas repris bien plus tôt la livraison de ses missiles sol-air S-300 à destination de l’Iran.

Le 13 février, le président Poutine a levé l’interdiction d’exporter des S-300 vers l’Iran. Son homologue américain n’a fait son premier commentaire officiel que cinq jours plus tard. Il a minimisé l’importance de l’accord en vertu duquel le principal adversaire de l’Etat hébreu au Moyen Orient, a obtenu un système avancé de défense aérienne.

«Je suis très étonné que cela [l’interdiction des livraisons de S-300 à l’Iran] ait duré aussi longtemps, étant donné qu'aucune sanction ne leur interdisait de vendre ces armes défensives», a déclaré le président américain le 17 avril lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, après sa rencontre avec le premier ministre italien Matteo Renzi.

Barack Obama a rappelé que Moscou avait suspendu la mise en œuvre de l’accord pour six ans à la demande des Etats-Unis. «La vente devait intervenir en 2009, lorsque j'ai rencontré celui qui était alors le Premier ministre Poutine. Ils avaient en fait arrêté, suspendu ou mis en pause la vente à notre demande», a déclaré le locataire de la Maison Blanche.

«Je ne suis pas surpris, compte tenu de la détérioration des relations entre la Russie et les Etats-Unis, les pressions subies par leur économie et le fait qu'il s'agissait d'une vente substantielle», a-rappelé le président américain.

Moscou et Téhéran ont signé un contrat d’une valeur de 800 millions de dollars en 2007. Les pays se sont mis d’accord sur la livraison de cinq batteries de missiles S-300. En 2009, l’exécution des obligations a été suspendue. En 2010, les Nations unies ont imposé des sanctions économiques contre l’Iran.

Lors de la 13ème séance télévisée de questions-réponses entre Vladimir Poutine et la population russe qui s’est déroulée le 16 avril, le président de la Fédération de Russie a aussi mentionné la question de la livraison de S-300 à l’Iran. Il a déclaré que les batteries avaient été déjà fabriquées et puis démontées. Pour cette raison, le producteur a subi des pertes substantielles.

Le plus grand allié des Etats-Unis au Moyen-Orient, Israël, a appris avec regret la livraison des S-300 russes à l’Iran. Le premier ministre israélien a fait part de ses «graves préoccupations». Benyamin Netanyahou a reçu une explication détaillée de la logique qui sous-tend l’action de Moscou, où le caractère défensif de ces batteries de S-300 avait encore une fois été réaffirmé.

Mais en vain. Le premier ministre israélien a déclaré que cette livraison russe «n’encouragerait que l’agression iranienne dans la région et n’ébranlerait que la stabilité du Moyen-Orient».

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