Cinq personnes interpellées à l'université de Monréal à l'issue d'une occupation nocturne (VIDEO)

Capture d'écran d'une vidéo de RT
Capture d'écran d'une vidéo de RT

Des dizaines de participants au mouvement étudiant contre les restrictions budgétaires se sont barricadés pendant la nuit dans l’Université du Québec à Montréal [UQAM], cinq d'entre eux ont été interpellés à l'arrivée des forces de l'ordre.

Les réseaux sociaux ont signalé une forte présence policière dans le quartier de l’université, les forces de l’ordre auraient recouru à des grenades lacrymogènes et des gaz au poivre.

La police est intervenue pour faire appliquer l’injonction donnée la semaine dernière aux militants de ne pas bloquer les entrées de l’université. Au moins une caméra de journaliste a été endommagée par une bombe aérosol.

L’occupation nocturne de l’établissement fait suite à plusieurs jours de manifestations contre les restrictions budgétaires imposées par le gouvernement à l’enseignement supérieur et à la recherche au Québec.

L’administration de l’université s’est adressée aux forces de l’ordre à deux reprises mercredi pour signaler que des militants empêchaient la tenue des cours.

La  a arrêté une vingtaine d'étudiants ce jour-là au cours d'une seconde descente sur le campus, tous ont été inculpés en lien avec l'interdiction du port de masques lors des rassemblements et pour participation à des manifestations non autorisées.

Environ 150 militants sur 250 à être restés dans l’université jusqu’à minuit ont décidé de s’y barricader pour un sitting nocturne. Ils ont chanté «liberez nos camarades» et «Occupons l'UQAM».

Le président de l’UQAM Robert Proulx a dit que «les actes d'intimidation n'ont pas leur place» à l'université et que la  et le vandalisme sont «inadmissibles».

«La position de l’université est que nous sommes tenus par la loi de donner cours aux étudiants qui ont le droit d’y assister et qui ont payé leur frais de scolarité», a-t-il dit.

Les militants les plus radicaux ont perturbé les cours mardi en réaction à la décision de l’association étudiante à la tête du mouvement de suspendre les manifestations.

Les individus masqués auraient chanté, allumé et éteint la lumière et effacé des notes sur les tableaux dans les salles de cours. Six cours ont été inerrompus pendant la journée sans que les services de sécurité interviennent.

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