Des médecins de Lufthansa n’ont pas signalé la dépression d’Andreas Lubitz

Un avion de Lufthansa© Wolfgang Rattay
Un avion de Lufthansa

Malgré les règles, les médecins de Lufthansa n’ont pas signalé à l'Office fédéral allemand de l'aviation civile la dépression du copilote Andreas Lubitz soupçonné d'avoir volontairement provoqué le crash de son appareil dans les Alpes françaises.

L’enquête a montré  avait souffert de dépression sévère et qu’il avait eu, au cours de sa vie, des tendances suicidaires. Les enquêteurs ont retrouvé beaucoup de médicaments, y compris des somnifères et des psychotropes, dans la maison du copilote allemand.

Depuis le 1 avril 2013, les médecins de Lufthansa doivent informer la direction de la compagnie des maladies graves dont souffrent les pilotes, mais ils ne l’ont pas fait. «L'Office fédéral allemand de l'aviation civile n’a pas été informée de la nécessité du traitement de Lubitz», lit-on dans le communiqué de l’office.

Mais, l'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) a pointé du doigt la sécurité aérienne allemande. «L'AESA a bien constaté plusieurs cas de non-conformité dans l'application par  des règlements européens en matière de sécurité aérienne, en particulier dans le domaine du suivi médical», a déclaré Dominique Fouda, porte-parole de l'Agence.

La direction de Lufthansa s’est pour l’instant a refusée à tout commentaire.

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