Le boycott du journal allemand Bild à cause de sa couverture du crash de Germanwings s’amplifie

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Un court message publié par une station-service allemande déclarant qu’elle arrêteait de vendre le tabloïd Bild après sa couverture sensationnaliste du crash de l’A320 de Germanwings dans les Alpes françaises obtient une résonance colossale.

Et une quantité croissante de distributeurs retirent le journal de leurs étals, ce qui donne une ampleur inattendue à ce qui a commencé avec un simple post d’une station-service de la ville de Bendorf, en Rhénanie-Palatinat. En moins d’une semaine, ce post original a obtenu plus de 100 000 «like».

Liebe Kunden, bei uns gibt es heute KEINE BildZeitung mehr! Wir unterstützen diese Hetzkampagne nicht!Wir hoffen auf Ihr Verständnis!

Posted by aral bendorf on Friday, March 27, 2015

Le message du directeur de la station-service était clair quand il a donné à ses clients les raisons pour lesquelles le quotidien Bild ne serait plus disponible dans son commerce.

«Cher clients, il n’y a pas de BildZeitung aujourd’hui ! Nous ne soutenons pas cette campagne diffamation !», déclarait le message en se référant à la couverture du crash du vol 9525 de Germanwings dans les Alpes le 24 mars.

Il en outre estimé que les conclusions du journal étaient pour le moins hâtives, sans prendre en compte le respect des familles des .

Après avoir reçu certains commentaires comme «avec le crash de Germanwings, le journalisme en Allemagne a fait faillite», la campagne de boycott s’est répandue comme une traînée de poudre à d’autres détaillants en Allemagne.

Un détaillant de journaux dans la ville allemande de Rutesheim, Bade-Wurtemberg, a suivi cet exemple et a retiré le quotidien de ses rayons. Le post a obtenu plus de 50 000 «likes». Les stations de taxis et les stations-service à Papenbourg et à Leer ont, elles aussi rapidement décidé de participer à ce boycott.

Liebe Kunden! Nach (sehr) kurzer Rücksprache mit meinen beiden Auszubildenden und ein wenig Rechnen haben wir von der...

Posted by Post Rutesheim on Sunday, March 29, 2015

Alors que la campagne a pris de l’ampleur, ses partisans ont même créé une carte des détaillants qui ne vendent plus Bild à travers l’Allemagne. Ils accusent en outre le journal de rédiger des articles erronés et tendancieux. Une autre page web a carrément appelé à un boycott complet de tous les produits de la maison qui contrôle le quotidien, le groupe de presse Axel Springer Verlag.

Cette campagne de boycott coïncide avec le scandale provoqué par les publications sensationnalistes des journaux français et allemand Paris Match et Bild qui affirmaient avoir pu regarder une vidéo des dernières minutes avant le crash filmée avec un téléphone portable retrouvé dans les décombres.

Selon ces journaux, qui ont décidé de ne pas diffuser cette vidéo, les images ne montrent rien de nouveau mais confirment que les passagers comprenaient ce qui se passait. «On entend crier Mon Dieu ! en plusieurs langues», selon Paris Match.

Le vol 9525 Barcelone-Dusseldorf de la compagnie Germanwings s'est écrasé le 24 mars dans les Alpes françaises, à environ 100 kilomètres au nord-ouest de Nice. Les 144 passagers et six membres d’équipage ont péri dans la catastrophe. Les procureurs français et allemands croient que le crash a été délibérément provoqué par le copilote, , qui avait connu des troubles psychologiques. 

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