Bruxelles félicite les Danois après leur référendum sur l'intégration du pays à la défense de l'UE

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen et le Premier ministre danois, Mette Frederiksen, se saluent le 31 mai 2022 (image d'illustration).© Olivier Matthys Source: AP
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen et le Premier ministre danois, Mette Frederiksen, se saluent le 31 mai 2022 (image d'illustration).
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Les Danois ont voté pour mettre fin à l'option de retrait de leur pays de la politique de sécurité et de défense commune de l'UE. Copenhague avait annoncé début mars l'organisation de ce référendum en raison de l'opération militaire russe en Ukraine.

«Ce soir, le Danemark a envoyé un signal important. A nos alliés en Europe et l'OTAN, et à [Vladimir] Poutine. Nous montrons que, quand Poutine envahit un pays libre et menace la stabilité en Europe, nous autres nous nous rassemblons», a déclaré Mette Frederiksen, Premier ministre du Danemark, le 1er juin, en réaction au résultat du référendum organisé le jour même, dont le taux de participation a atteint près de 66%.

Parmi les votants, près de 67% ont ainsi répondu favorablement à la question suivante : «Etes vous pour ou contre la participation du Danemark à la coopération de sécurité et de défense européenne en abolissant l'option de retrait sur la défense de l'Union Européenne ?»

Une campagne politique massive en amont du référendum

Annoncée début mars par l'exécutif danois, la tenue de ce referendum survient dans la foulée des demandes finlandaise et suédoise d'adhésion à l'OTAN, face à la poursuite de l'offensive russe en Ukraine.

Pour rappel, cette expansion de l'OTAN sur le sol européen, encouragée ces dernières décennies par les Etats-Unis, est perçue par la Russie à la fois comme une trahison de la parole occidentale et une menace sécuritaire.

«Les périodes historiques appellent des décisions historiques», avait de son côté justifié le Premier ministre danois début mars pour inciter les votants à abandonner l'option de retrait concernée, en place depuis près de 30 ans.

Après avoir noué un accord avec une majorité des partis au Parlement sur la question, l'exécutif avait également exprimé son intention de procéder à d'importants investissements militaires pour franchir la barre des 2% du PIB consacrés au budget de la Défense souhaités par l'Alliance atlantique.

Ainsi, en amont du scrutin, 11 partis sur 14, représentant plus des trois quarts des sièges au Parlement, appelaient à voter pour la suppression de cette option de retrait. Les deux formations de droite eurosceptiques, le parti du Peuple danois (DF) et les Nouveaux conservateurs, ainsi que la formation de gauche radicale de la Liste de l'Unité, ont milité contre.

Bruxelles se félicite du résultat du vote

Les présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, Ursula von der Leyen et Charles Michel, se sont réjouis de l'issue du référendum.

«Je salue le message fort d'engagement envers notre sécurité commune envoyé par le peuple danois», a tweeté la première, se disant «convaincue que le Danemark et l'UE tireront profit de cette décision». «Le peuple du Danemark a fait un choix historique», s'est félicité le second.

Etat membre de l'UE depuis 1973, le Danemark avait tiré le premier coup de canon de l'euroscepticisme en rejetant à 50,7% en 1992 le traité de Maastricht, du jamais vu à l'époque.

Pour lever le blocage – qui menaçait l'entrée en vigueur du traité fondateur dans toute l'Union européenne –, Copenhague avait obtenu une série d'exceptions, baptisées dans le jargon européen «opt outs» (options de retrait), et le pays avait finalement dit oui lors d'un nouveau scrutin l'année suivante. Depuis, le Danemark est resté hors de l'euro – rejeté par un référendum en 2000 – mais aussi de la politique européenne en matière d'affaires intérieures et de justice – à nouveau rejetée par référendum en 2015 – ainsi que de Défense.

En vertu de cette dernière exception, ce pays scandinave, membre fondateur de l'OTAN, n'a ainsi pu participer à aucune mission militaire de l'UE.

Jadis marginal, le concept d'une politique de défense commune des 27 a pris de l'ampleur ces dernières années, même si des idées d'armée européenne font encore figure de repoussoir pour de nombreuses capitales. Avec la candidature historique de la Suède et de la Finlande à l'OTAN et le référendum danois, ces trois pays nordiques pourraient prochainement cumuler politique européenne de défense et participation à l'OTAN. Territoires autonomes du Danemark, ni le Groenland – qui est déjà hors de l'UE – ni les îles Féroé ne sont concernés par le scrutin.

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