Le cyclone Chapala frappe le Yémen et surprend Al-Qaïda

Le cyclone Chapala a frappé l'île de Socotra, avant de s'abattre sur l'Arabie saoudite, puis le Yémen.© Capture d'écran Twitter
Le cyclone Chapala a frappé l'île de Socotra, avant de s'abattre sur l'Arabie saoudite, puis le Yémen.

Les djihadistes semblent incapables de faire face aux dommages causés par cet ouragan sans précédent qui a balayé l'île de Socotra, l'Arabie saoudite, puis le Yémen, entraînant des dégâts considérables dans les territoires contrôlés par Al-Qaïda.

C'est un nouveau coup dur pour le Yémen qui est déjà en proie à une guerre civile meurtrière. Le cyclone tropical Chapala, d'une rare violence pour cette région du globe, a frappé le pays causant des dégâts considérables sur des infrastructures, mais également sur des territoires aux mains de la branche locale d'Al-Qaïda. 

Ainsi, le port de Mukalla, dirigé par un conseil tribal et des militants d'Al-Qaïda depuis que les institutions de l'armée et du gouvernement se sont retirées en avril dernier, a notamment été balayé par la tempête. «Le niveau de la mer a augmenté de neuf mètres et a détruit le front de mer de Mukalla», a déclaré un résident, Muhammed Ba Zuhair. 

L'homme a ajouté que «beaucoup de gens ont quitté leur maison et cherchent refuge dans des écoles», déplorant qu'aucune aide ou secours n'avaient été apportés pour les populations sinistrées, ni par le conseil tribal, ni par Al-Qaïda.

L'Organisation météorologique mondiale avait initialement évalué la tempête comme «potentiellement très dangereuse», mais avait peu de temps après rétrogradé cette évaluation à «très sévère», tandis que les vents avaient ralenti à 150 km/h.

Des cartes satellites ont montré que la tempête, après avoir débuté sur l'île de Socotra, à 380 km des côtes yéménites en mer d'Arabie, a touché la ville de Bal'haf où se trouve le site du terminal gazier du Yémen, avant de faiblir en arrivant sur la capitale Sanaa dans le Nord du pays. Bal'haf est principalement contrôlée par les géants de l'énergie Total et Hunt Oil.

Le bureau humanitaire de l'ONU a déclaré quant à lui que Chapala s'était surtout fait sentir dans les régions côtières du sud de Shabwah et Hadramaout, où 1,4 million de personnes sur les 1,8 million de résidents nécessitent une aide humanitaire en raison de la guerre qui se poursuit au Yémen. A Taiz, troisième plus grande ville du Yémen, les combats ont d'ailleurs continué, même pendant la tempête. 21 rebelles houthis ont été tués dans des frappes aériennes.

A Socotra, des torrents d'eau ont inondé les rues de la capitale de l'île, Hadibu. «Trois personnes ont été tuées, environ 100 ont été blessées», a déclaré un responsable local. 

Mohammed Alarqbi de l'Office de l'Environnement de Socotra a déclaré que, suite aux pluies torrentielles qui se sont abattues sur les villages côtiers pauvres, «environ 1 500 familles avaient fui vers l'intérieur du pays ou dans les montagnes», ajoutant qu'il«n'y a absolument aucune aide venant de l'extérieur». 

En Arabie saoudite, ces intempéries extrêmes ont déjà causé la mort de 6 personnes, et au total, dans la région, plus de 19 personnes ont perdu la vie. 50 sauvetages ont été effectués.

En savoir plus : L'Arabie saoudite dans l'œil du cyclone Chapala, vague d'intempéries sans précédent (VIDEO)

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