Les diplomates israéliens seront formés à justifier le caractère légal des colonies

Une manifestation de l'extrême-droite israélienne en novembre 2014© Ronen Zvulun Source: Reuters
Une manifestation de l'extrême-droite israélienne en novembre 2014

Cette année, les futurs ambassadeurs israéliens auront de nouvelles formations comme des visites des territoires occupés qui seront commentées par d'ardents défenseurs de la colonisation.

Ces nouveaux contenus ont été initiés par la ministre des Affaires étrangères Tzipi Hotovely et son directeur de cabinet, le général Dore Gold. Cette formation est le seul programme qui prépare les diplomates au service des Affaires étrangères israélien. La droite s'est souvent plainte ces dernières années, estimant que ce ministère était trop «gauchiste» et que l'une des façons de changer cela serait de mettre en place de nouvelles formations. Pourtant, plusieurs membres du ministère, qualifient cette affirmation de «ridicule», arguant que les visites en «Judée-Samarie» (Cisjordanie) et à Jérusalem-Est faisaient déjà partie du cursus.

La ministre a affirmé qu'elle avait ajouté certains éléments à la formation afin de donner aux diplomates israéliens les outils pour mieux expliquer la position d'Israël dans le monde. Ces outils, selon Tzipi Hotovely, incluent des connaissances en droit international et sur le statut légal des colonies, ainsi qu'une familiarisation avec les lois de la guerre, qui pourraient aider à défendre une position «morale» du pays dans sa «guerre contre le terrorisme».

Les visites concerneront la cité de David dans la vieille ville de Jérusalem, qui sera commentée par David Be'eri (connu pour avoir renversé des enfants palestiniens au volant de sa voiture en 2010), la découverte de vallée du Jourdain sera accompagnée par le général, et ex-chef d'état-major de Tsahal Uzi Dayan (le neveu de Moshé Dayan), et une observation de la ville de Naplouse sera réalisée avec Benny Katzover, chef du comité des «implantations» de «Samarie».

L'un des arguments avancés pour justifier la légalité des colonies, c'est le fait que la quatrième convention de Genève ne s'appliquerait pas à la Cisjordanie car la communauté internationale ne reconnaissait pas la souveraineté jordanienne sur ces territoires avant qu'Israël ne conquiert ces terres lors de la guerre de 1967. Si Theodor Meron, conseiller juridique du ministère des Affaires étrangères de l'époque avait écrit au Premier ministre Levi Eshkol que «les colonies dans les territoires administrés contreviennent explicitement à la quatrième convention de Genève», ses successeurs ne semblent pas avoir écouté son conseil.


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