En Afrique du sud, la vague Omicron passe sans pic de décès ni d'hospitalisations

En Afrique du sud, la vague Omicron passe sans pic de décès ni d'hospitalisations© Nardus Engelbrecht Source: AP
Devant un «Vaxi Taxi» mobile, une ambulance convertie en site mobile de vaccination contre le Covid-19 à Blackheath au Cap, Afrique du Sud, le 14 décembre 2021 (image d'illustration).
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Alors que la vague Omicron est en train de passer en Afrique du sud, pays où le variant a été initialement détecté, les autorités assurent n'avoir pas constaté de pic d'hospitalisations ni de décès depuis son apparition.

L'Afrique du Sud, où a été détecté le nouveau variant du Covid-19 le mois dernier, a annoncé avoir dépassé le point culminant de la vague Omicron, avec une augmentation seulement «marginale» des décès, alors que de nombreux pays connaissent des infections record.

«Selon nos experts, Omicron a atteint son pic sans se traduire pas un changement significatif ou alarmant concernant le nombre d'hospitalisations», a commenté le 31 décembre le ministre à la Présidence Mondli Gungubele, assurant que le gouvernement resterait vigilant à la moindre évolution contraire. Le couvre-feu nocturne, en place depuis bientôt deux ans – 21 mois précisément – s'était réduit aux heures comprises entre minuit et 4 heures du matin. A la veille des célébrations pour le Nouvel An, il est enfin levé. 

«Notre espoir c'est que cette levée se maintienne», a confié le ministre lors d'un point-presse virtuel. «Nous cherchons à trouver un équilibre entre la vie des gens, leurs moyens de subsistance, et l'objectif de sauver des vies», a-t-il expliqué, rappelant que l'économie sud-africaine restait lourdement affectée par la pandémie. 

En maintenant le port du masque, la distanciation, et en accélérant la vaccination qui reste en-deça des objectifs, avec seulement 15,6 millions de personnes complètement vaccinées pour une population de 59 millions, le ministre espère que «le couvre-feu ne reviendra jamais». 

Le 30 décembre au soir, la présidence avait annoncé que «tous les indicateurs suggèrent que le pays a vraisemblablement passé le pic de la quatrième vague» de la pandémie et qu'une «augmentation marginale du nombre de décès a été constatée». Le nombre des infections, hospitalisations et décès vont continuer à être «suivies heure par heure et si nous observons une différence» dans l'évolution, «nous agirons en fonction immédiatement», a insisté le ministre. 

Une quatrième vague très rapide

Les nouvelles contaminations ont baissé de près de 30% la semaine dernière (89 781), par rapport à la semaine précédente (127 753). Et les admissions à l'hôpital ont diminué dans huit provinces sur neuf : «Bien que le variant Omicron soit hautement transmissible, les taux d'hospitalisation ont été plus faibles que lors des vagues précédentes», a souligné la présidence. 

Omicron, qui présente un nombre élevé de mutations faisant craindre une résistance aux vaccins, a été identifié pour la première fois au Botswana et en Afrique du Sud fin novembre. Il est rapidement devenu dominant en Afrique du Sud, provoquant une hausse exponentielle du nombre des contaminations allant jusqu'à plus de 26 000 cas quotidiens mi-décembre, selon les statistiques officielles. Le variant est actuellement présent dans une centaine de pays, selon l'OMS. Très contagieux, il touche les personnes vaccinées ainsi que celles ayant déjà été contaminées par le virus.

Pays africain officiellement le plus touché, l'Afrique du Sud compte plus de 3,4 millions de cas et 91 000 décès. Moins de 13 000 cas ont été détectés au cours des dernières 24 heures.

«La vitesse à laquelle la quatrième vague due à Omicron a augmenté, puis atteint un pic puis décliné, a été stupéfiante. Un pic en quatre semaines et un déclin précipité en deux semaines», a twitté Fareed Abdullah du Conseil sud-africain de la recherche médicale (SAMRC). Alors que de nombreux pays touchés par Omicron annoncent un renforcement des restrictions sanitaires, et des cas record de nouvelles contaminations par jour, le gouvernement sud-africain a ainsi levé le couvre-feu et les établissements de nuit peuvent ainsi reprendre un fonctionnement normal. 

Le port du masque reste toutefois obligatoire dans l'espace public et les rassemblements sont encore limités : 1 000 personnes maximum à l'intérieur, 2 000 à l'extérieur. Les demandes pour une levée du couvre-feu s'étaient multipliées ces derniers jours, en prévision de la Saint-Sylvestre, avec notamment une pétition des propriétaires de restaurants et de bars.

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