Selon l'OMS, il n'y a «aucune augmentation de la sévérité» des symptômes avec le variant Omicron

- Avec AFP

Selon l'OMS, il n'y a «aucune augmentation de la sévérité» des symptômes avec le variant Omicron© Denis Balibouse Source: Reuters
Le logo de l'Organisation mondiale de la santé à Genève, en Suisse, le 6 avril 2021.
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Un responsable de l'OMS a souligné que «certains endroits en Afrique australe font état de symptômes plus légers» dus au variant Omicron, et qu'«il n'y a aucune raison de douter» du fait que les vaccins protègent contre les formes sévères du Covid.

Pour l'Organisation mondiale de la santé, le variant Omicron n'est pas plus dangereux que les précédentes mutations. A ce titre, «il n'y a aucune raison de douter» du fait que les vaccins actuels protègent les malades contaminés par ce nouveau variant contre les formes sévères du Covid-19, selon Michael Ryan, le responsable des urgences de l'OMS, ce 7 décembre.

«Nous avons des vaccins très efficaces qui ont démontré leur pouvoir contre tous les variants jusqu'à présent, en termes de sévérité de la maladie et d'hospitalisation, et il n'y aucune raison de penser que cela ne serait pas le cas [avec Omicron]», a-t-il expliqué à l'AFP. «Le comportement général que nous observons jusqu'à présent ne montre aucune augmentation de la sévérité. De fait, certains endroits en Afrique australe font état de symptômes plus légers», a aussi déclaré le médecin, à l'instar de ce qu'avait dit un peu plus tôt le conseiller du président américain en matière sanitaire, Anthony Fauci.

«On en est au tout début, nous devons être très prudents dans notre façon d'analyser» ces données, a toutefois souligné le docteur Ryan, prenant soin de préciser à plusieurs reprises que l'on en était au tout début des études d'un variant détecté seulement le 24 novembre par les autorités sud-africaines et qui a depuis été repéré dans des dizaines de pays. L'apparition de ce variant a provoqué une certaine panique, notamment en Europe, en proie à une cinquième vague de cas de Covid-19 provoqués par le variant Delta.

«Fort improbable» que le variant échappe à la protection conférée par les vaccins

L'épidémiologiste irlandais – qui a combattu sur le terrain des maladies mortelles comme Ebola ou la maladie à virus Marburg – a estimé que les premières informations recueillies en Afrique du Sud «suggèrent que le vaccin semble tenir bon en termes de protection».

Il a toutefois reconnu que les vaccins pourraient se révéler moins efficace contre Omicron, qui se distingue par un nombre très élevé de mutations de la protéine spike, qui permet au virus de s'accrocher aux cellules avant de les envahir pour se multiplier. Mais il est «fort improbable» que le variant puisse échapper totalement à la protection contre les formes graves conférée par les vaccins.

«Les données préliminaires que nous avons d'Afrique du Sud ne montrent pas que nous avons une perte d'efficacité aux proportions catastrophiques», a-t-il illustré. «La meilleure arme que nous ayons actuellement c'est de se faire vacciner», a-t-il répété, comme lui et ses collègues le font depuis maintenant un an et le début des campagnes de vaccination.

Les réinfections sont plus fréquentes avec Omicron

Ce nouveau variant, classé quasi immédiatement comme «inquiétant» par l'OMS, est probablement plus facilement transmissible : «Quand un nouveau variant apparaît, il a tendance à être plus transmissible, parce qu'il est en compétition avec les variants précédents.» Et on peut imaginer qu'Omicron prenne le pas sur Delta, qui est responsable de l'essentiel des infections dans le monde depuis qu'il a été repéré en Inde, fin 2020. Mais il est possible qu'Omicron se propage aussi rapidement en Afrique du Sud parce qu'il «exploite un déclin de la transmission de Delta».

Et il y a aussi des premiers signes montrant que le nouveau variant pourrait plus facilement infecter les personnes vaccinées ou celles qui ont déjà eu le Covid. «Il y a des données selon lesquelles les réinfections sont plus fréquentes avec Omicron qu'avec les vagues ou les variants précédents», a poursuivi le médecin, s'empressant d'ajouter que les vaccins avaient été conçus pour protéger des formes les plus graves de la maladie et pas forcément contre celles qui sont plus bénignes. «Ce qui nous intéresse, ce n'est pas tellement de savoir si on peut être réinfecté avec Omicron mais si les nouvelles infections sont plus ou moins sévères», a-t-il conclu.

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