L'Algérie rappelle son ambassadeur en France après des propos attribués à Emmanuel Macron

L'Algérie rappelle son ambassadeur en France après des propos attribués à Emmanuel Macron© Ramzi Boudina Source: Reuters
Un drapeau algérien le 24 décembre 2019 à Alger (image d'illustration).
Suivez RT France surTelegram

Alger a fait savoir que son ambassadeur à Paris était rappelé pour «consultations». Le motif est lié à des déclarations attribuées à Emmanuel Macron sur l'Algérie. Une décision qui survient dans un contexte de tensions liées aux politiques de visas.

L'Algérie a décidé ce 2 octobre de rappeler «pour consultations» son ambassadeur en France, a annoncé la télévision publique en citant un communiqué officiel de la présidence algérienne et en précisant qu'un autre communiqué explicatif suivrait.

«L'Algérie rappelle son ambassadeur à Paris pour consultations et un communiqué sera diffusé sur le sujet», a indiqué la télévision en montrant à l'écran un court texte en arabe. L'Algérie a justifié cette action par son «rejet de toute ingérence dans ses affaires intérieures» : «A la suite des propos non démentis que plusieurs sources françaises ont attribué nommément au président de la République française, l'Algérie exprime son rejet catégorique de l'ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures que constituent lesdits propos.» 

Le rappel de l'ambassadeur d'Algérie à Paris est ainsi motivé par des propos d'Emmanuel Macron rapportés dans un article publié le 2 octobre au matin par le journal français Le Monde.

Le président français estime qu'après son indépendance en 1962, l'Algérie s'est construite sur «une rente mémorielle», entretenue par «le système politico-militaire». Emmanuel Macron, qui s'exprimait en recevant des descendants de protagonistes de la guerre d'Algérie, évoque aussi «une histoire officielle», selon lui, «totalement réécrite [qui] ne s'appuie pas sur des vérités [mais sur] un discours qui repose sur une haine de la France». Dans son échange, le chef d'Etat français assure par ailleurs avoir «un bon dialogue avec le président [algérien, Abdelmajid] Tebboune», ajoutant toutefois : «Je vois qu'il est pris dans un système qui est très dur.»

Selon les médias locaux, un autre passage des déclarations d'Emmanuel Macron a provoqué l'ire des autorités. «Est-ce qu'il y avait une nation algérienne avant la colonisation française ? Ça, c'est la question», s'est interrogé le président français, en rappelant qu'il y avait eu «de précédentes colonisations».

Polémique autour de la réduction des visas pour les Algériens

L'ambassadeur de France en Algérie François Gouyette avait par ailleurs été convoqué au ministère algérien des Affaires étrangères le 29 septembre, après la décision de Paris de réduire fortement les visas aux pays du Maghreb, dont l'Algérie. Selon les autorités françaises, leurs homologues algériens traînent des pieds pour récupérer leurs ressortissants expulsés en refusant de délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires au retour des immigrés, qui font l'objet d'une mesure d'expulsion.

«Cette décision qui est intervenue sans consultation préalable avec la partie algérienne comporte l'anomalie rédhibitoire d'avoir fait l'objet d'un tapage médiatique générateur de confusion et d'ambiguïté quant à ses motivations et à son champ d'application», avait réagi le ministère algérien.

«C'est une décision drastique, c'est une décision inédite, mais c'est une décision rendue nécessaire par le fait que ces pays n'acceptent pas de reprendre des ressortissants que nous ne souhaitons pas et ne pouvons pas garder en France», s'était défendu sur Europe 1 Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement français. Très vite, l'Algérie avait répliqué par l'intermédiaire d'Amar Benali, envoyé spécial chargé de la cause du Sahara occidental et des pays du Maghreb arabe. Cité par l'agence de presse algérienne APS, celui-ci avait déploré une décision «disproportionnée» et «malencontreuse».

Raconter l'actualité

Suivez RT France surTelegram

En cliquant sur "Tout Accepter" vous consentez au traitement par RT France de certaines données personnelles stockées sur votre terminal (telles que les adresses IP, les données de navigation, les données d'utilisation ou de géolocalisation ou bien encore les interactions avec les réseaux sociaux ainsi que les données nécessaires pour pouvoir utiliser les espaces commentaires de notre service).

En cliquant sur "Tout Refuser", seuls les cookies/traceurs techniques (strictement limités au fonctionnement du site ou à la mesure d’audiences) seront déposés et lus sur votre terminal. "Tout Refuser" ne vous permet pas d’activer l’option commentaires de nos services.

Pour activer l’option vous permettant de laisser des commentaires sur notre service, veuillez accepter le dépôt des cookies/traceurs « réseaux sociaux », soit en cliquant sur « Tout accepter », soit via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Vous pouvez modifier vos choix via la rubrique «Paramétrer vos choix».

OK

RT France utilise des cookies pour exploiter et améliorer ses services.

Vous pouvez exprimer vos choix en cliquant sur «Tout accepter», «Tout refuser» , et/ou les modifier à tout moment via la rubrique «Paramétrer vos choix».

Pour en savoir plus sur vos droits et nos pratiques en matière de cookies, consultez notre «Politique de Confidentialité»

Tout AccepterTout refuserParamétrer vos choix