Des djihadistes belges continuent de toucher des allocations même depuis les rangs de Daesh en Syrie

Les combattantq chiites lancent des missiles contre les positions de Daesh en Irak Source: Reuters
Les combattantq chiites lancent des missiles contre les positions de Daesh en Irak

D’après des médias locaux belges, plus de 200 combattants partis depuis ce pays pour rejoindre Daesh (Etat islamique) touchent toujours leurs allocations sociales, pour un total de plus de 80 000 euros.

Au total, ce sont 215 djihadistes belges qui bénéficient d'allocations familiales, de chômage, ou d'une assurance maladie alors qu’ils sont partis combattre pour Daesh en Syrie, a révélé ce lundi la presse belge. Parmi ces islamistes, 130 sont visés par une enquête, alors que 85 autres se sont vus dressés des procès-verbaux à leur encontre.

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Ces combattants présumés ont déjà touché plus de 80 000 euros, ce qui a facilité «par définition» leur départ en Syrie, écrit Le Soir. Une partie des paiements a toutefois été bloquée par les organismes sociaux, a fait savoir le ministre de l’Intérieur Jan Jambon.

Ces individus sont recherchés par la police judiciaire bruxelloise, qui leur réclame le remboursement de ces aides, dans le cadre du projet BELFI, lancé il y a plus d’un an, avec pour but l’identification des fraudes aux allocations sociales. Cependant, le manque de coopération de la part de certains Centres Publics d'Action Sociale (CPAS) bruxellois ralentit le traitement de certains dossiers.

«Certains CPAS importants de Bruxelles ne coopèrent pas avec les parquets et évitent même d’échanger des informations», s’est insurgé au début du mois de septembre le procureur général près la cour d’appel de Bruxelles, Johan Delmulle.

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Les travailleurs sociaux, pour leur part, soulignent qu’ils travaillent «sous le sceau du secret professionnel», ce qui les empêche de coopérer directement avec l’enquête. «Mais bien sûr, si un juge est saisi et que la justice nous demande de collaborer, nous le ferons. Il n'y a aucune mauvaise volonté de notre part», a assuré Pascale Peraïta, présidente du CPAS de Bruxelles, citée par SudInfo.

D’après les données de l’ONU, le Belgique détient la première place parmi les pays européens en matière de taux de djihadistes comparé à la population. Depuis 2010, plus de 500 citoyens belges sont parti combattre au Moyen-Orient, dont 77 ont péri. La plupart de ces djihadistes sont des jeunes de moins de 23 ans, dont un nombre important sont des femmes.

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