Des étudiantes pro-Taliban manifestent à Kaboul pour demander l'application stricte de la charia

Des étudiantes pro-Taliban manifestent à Kaboul pour demander l'application stricte de la charia© Aamir QURESHI
Des étudiantes voilées brandissent les drapeaux des Taliban alors qu'elles écoutent un orateur avant un rassemblement pro-Taliban à l'université d'éducation Shaheed Rabbani à Kaboul, le 11 septembre 2021.
Suivez RT France surTelegram

Des dizaines de femmes qui arboraient des niqabs noirs sont descendues dans les rues de Kaboul, le 11 septembre. Elles entendaient exprimer leur soutien aux Talibans et leur désir d'une interprétation stricte de la charia.

Plusieurs dizaines de femmes, prétendument étudiantes de l'université d'éducation Shaheed Rabbani à Kaboul, ont défilé le 11 septembre dans les rues de la ville en scandant «Allahu Akbar» («Dieu est le plus grand»), en soutien aux Taliban tout en réclamant une interprétation stricte de la charia. Le rassemblement faisait suite à une vague de protestations houleuses pour les droits des femmes en Afghanistan.

La majorité des manifestantes était vêtue de niqabs noirs et portait des pancartes indiquant : «Nous ne voulons pas de la mixité», «Nos droits sont en sécurité dans l'Islam» ou encore «Les femmes qui ont quitté l'Afghanistan ne peuvent pas nous représenter»,  en référence à celles qui ont fui l'Afghanistan via une évacuation chaotique menée par les Etats-Unis après la chute de Kaboul à la mi-août. 

Une poignée d'entre elles avaient revêtu la burqa, un voile intégral doté d'une grille au niveau des yeux dont le port était obligatoire lorsque les Taliban étaient au pouvoir de 1996 à 2001. De nombreuses femmes portaient des gants noirs, ont également constaté des journalistes de l'AFP.

Une réunion à l'université qui a rassemblé environ 300 femmes a ponctué la journée, a rapporté l'AFP. Certaines d'entre elles ont alors pris la parole pour dénoncer les manifestants des droits des femmes. Elles ont aussi fait valoir que le gouvernement sortant, soutenu par les Etats-Unis, «abusait des femmes» et «recrutait des femmes simplement par leur beauté». 

Pour une autre oratrice, Somaiya, les choses ont changé, en bien, depuis le retour des Taliban. «Nous ne verrons plus de "bihijabi" [personnes ne portant pas de foulard]», a-t-elle déclaré. «Les femmes seront en sécurité. Nous soutenons de toutes nos forces notre gouvernement», a également rapporté l'AFP.

Réagissant aux photos de l'événement, certains experts en ligne ont exprimé leur incrédulité que les femmes puissent être satisfaites de la vie sous les Taliban.

Haroun Rahimi, professeur de droit à l'Université américaine d'Afghanistan, a cependant répliqué sur Twitter, arguant que «tout est question de choix. Le choix des femmes. Ces femmes ont choisi ce hijab. Nous devons honorer et respecter leur choix».

Le nouveau pouvoir a indiqué que les femmes seraient autorisées à travailler «conformément aux principes de l'islam», sans donner plus de précisions. Le gouvernement formé par les Taliban a en revanche proscrit la pratique du sport aux femmes.

Raconter l'actualité

Suivez RT France surTelegram
En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»