Selon Viktor Orban, les réfugiés «sont à 70% des hommes qui semblent former une armée»

Viktor Orban devant le Congrès du Parti populaire européen (PPE)© Juan Medina Source: Reuters
Viktor Orban devant le Congrès du Parti populaire européen (PPE)

Des réfugiés ne seraient rien de moins que des «migrants économiques». C'est en tout cas l'affirmation du Premier ministre hongrois à Madrid, devant le congrès du Parti populaire européen (PPE), groupe majoritaire au Parlement européen.

Prenant la parole lors d'un rassemblement à Madrid des partis conservateurs de tout le continent européen, Viktor Orban a estimé que ce à quoi l'Europe a été confrontée n'a pas été une crise des réfugiés: «Ceci est un mouvement migratoire composé de migrants économiques, de réfugiés et aussi de combattants étrangers. C'est un processus incontrôlé et non réglementé» a  ainsi déclaré le Premier ministre hongrois.

 

Près de 600.000 personnes fuyant la guerre et la pauvreté, principalement en provenance de Syrie, Irak et en Afghanistan, sont arrivés en Europe jusqu'à présent. La majeure partie d'entre eux ont pris la direction de l'Allemagne et de la Suède. Pourtant, selon Viktor Orban, «Le droit à la dignité et à la sécurité sont des droits fondamentaux. Mais ni la manière de vivre allemande ou hongroise ne sont un droit fondamental pour tous les peuples de la Terre». 

La Hongrie a répondu à cette crise, la plus grande en Europe depuis 1945, par la construction d'une clôture en acier le long de ses frontières avec la Serbie et la Croatie. Une initiative à la fois saluée et critiquée par plusieurs dirigeants à travers l'Europe.

S'interrogeant sur la perception médiatique des faits, Viktor Orban a ensuite demandé; «Est-il conforme à la liberté d'information et d'expression que les médias montrent souvent des femmes et des enfants alors que 70% des migrants sont des hommes jeunes».

En savoir plus: En Allemagne, seuls 33% des réfugiés sont des femmes

Selon lui, la responsabilité morale des Européens serait de redonner aux réfugiés leurs foyers et leurs pays. Son gouvernement a ainsi offert d'aider au retour en Turquie ceux qui s'étaient vu refuser l'asile dans les pays européens.

Son ministre de l'Intérieur Sandor Pinter a renchérit en estimant que si nécessaire, le pays est même prêt à permettre à des trains transportant des migrants clandestins à destination de la Grèce ou de la Turquie. Il propose même de mettre à la disposition des trains hongrois.

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