JO de Tokyo : les performances des athlètes russes méprisées par certains médias et concurrents

JO de Tokyo : les performances des athlètes russes méprisées par certains médias et concurrents© Mike Segar Source: Reuters
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Le Russe Daniil Medvedev en quarts de finale des JO de Tokyo face à l'Espagnol Pablo Carreno, le 29 juillet 2021 (image d'illustration).
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Plusieurs sportifs américains ont mis en doute les médailles obtenues par leurs rivaux russes au cours des JO de Tokyo, alors que la Russie est officiellement exclue de la compétition pour des accusations de dopage remontant à 2015.

Le traitement particulier des athlètes russes se poursuit durant les Jeux olympiques de Tokyo. Alors qu'ils doivent participer à la compétition sous bannière neutre en raison des sanctions contre leur pays, le tennisman Daniil Medvedev et ses compatriotes ont en plus vu leurs performances être remises en question.

Les sportifs russes payent la suspension pour deux ans des grandes compétitions internationales prononcée contre la Russie fin 2020 par le Tribunal arbitral du sport, qui les privent de leurs drapeau et de leur hymne durant ces JO et jusqu'à décembre 2022 à cause d'accusations de dopage datant de 2015.

A Tokyo, ils concourent ainsi sous le nom du Comité olympique de Russie (ROC), arborant comme symbole une flamme olympique aux bandes blanche, bleue et rouge, les couleurs du drapeau national russe. L'hymne a été remplacé par une œuvre du compositeur russe Piotr Ilitch Tchaïkovsky et leurs tenues officielles sont aux couleurs de la Russie.

En somme, si la Russie n'est officiellement pas présente, ses athlètes sont bien dans la course et certains concurrents et médias ne s'y trompent pas au moment d'amalgamer leurs performances avec les accusations de dopage qui ont valu la suspension de leur nation.

Plusieurs athlètes américains accusent sans preuve

Daniil Medvedev a par exemple été interrogé de manière très étrange en zone mixte à l'issue de sa victoire contre l'Italien Fabio Fognini au troisième tour du tournoi olympique le 28 juillet. «Est-ce que les athlètes russes portent-ils les stigmates des tricheurs dans ces JO et qu'en pensez-vous ?»a demandé un journaliste. Réponse particulièrement agacée du numéro 2 mondial : «Pour la première fois de ma vie, je ne vais pas répondre à une question. Vous devriez avoir honte.» Puis, s’adressant aux organisateurs présents, le vainqueur de l'ATP Cup s'est exclamé en désignant le journaliste en question : «Vous devriez l’exclure des Jeux Olympiques, je ne veux plus le voir.»

Le fair-play entre sportifs n'est pas non plus toujours de mise dans cette compétition, à l'image de la rameuse américaine Megan Kalmoe. Dixième avec Tracy Eisser en finale de deux sans barreur, elle a sous-entendu le 29 juillet que les Russes n'auraient pas dû participer aux JO :  «Voir une équipe qui ne devrait même pas être ici repartir avec une médaille d’argent est un sentiment désagréable. Vraiment décevant dans l’ensemble», a-t-elle tweeté.

La nageuse américaine Lilly King, double championne olympique à Rio en 2016 et médaillée d’argent et de bronze à Tokyo, est allée dans le même sens le 1er août en pointant «un pays qui aurait dû être interdit» et dont la présence «a affecté» et «entaché» la performance de son compatriote Ryan Murphy, devancé en finale du 200 mètres dos par le Russe Evgueni Rylov le 30 juillet. Ce dernier a également remporté le 100 mètres dos devant son concurrent, une double performance réalisée en 2016 à Rio par Murphy, qui a fait part à l'issue de la course de sa «frustration» : «Il me vient environ 15 pensées, dont 13 qui me causeraient pas mal d'ennuis [...] C'est un énorme poids mental pour moi de nager toute l'année dans une course qui n'est probablement pas propre, mais c'est comme ça», a ainsi lâché à chaud le nageur de 26 ans.

Evgueni Rylov a par la suite écrit sur Instagram qu'il avait discuté avec Ryan Murphy après la conférence de presse et s'était assuré que les propos du nageur américain relevaient d'un «malentendu». 

Le chef de l'agence antidopage russe Mikhaïl Boukhanov a pour sa part expliqué que Rylov avait été «testé trois fois en 2021». «Il est dans le pool international, donc la fédération internationale le teste aussi», a-t-il ajouté, cité par l'agence de presse russe RIA Novosti. Ryan Murphy est depuis revenu sur ses propos.

Ces accusations sans preuve ont néanmoins fait réagir les autorités russes. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères a par exemple donné son point de vue sur sa chaîne Telegram : «Tout les irrite : les médailles de nos sportifs, leurs uniformes, leur imperturbabilité face à toutes les intrigues et les attaques, le soutien populaire apporté à notre sélection, et désormais les symboles russes sur les t-shirts des journalistes», a ainsi écrit Maria Zakharova.

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