Crise politique, gestion de la pandémie : la Tunisie secouée par de nouvelles manifestations

Crise politique, gestion de la pandémie : la Tunisie secouée par de nouvelles manifestations© Zoubeir SOUISSI Source: Reuters
images
Intervention de la police lors des manifestations à Tunis contre la classe politique, le 25 juillet 2021.
Suivez RT France surTelegram

Plusieurs milliers de Tunisiens ont battu le pavé le 25 juillet contre la gestion de la pandémie de Covid-19 ainsi que la crise politique qui s'éternise dans le pays. Ennahda, le principal parti parlementaire, était dans le viseur des protestataires.

Des milliers de personnes ont manifesté le 25 juillet contre leurs gouvernants à travers différentes villes de la Tunisie, confrontée à une crise multidimensionnelle. En plus d'une crise politique marquée par des dissensions entre les différentes formations politiques, le pays est confronté à une crise économique et sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. 

Comme le rappelle notre correspondant sur place, Bacem Chebbi, les manifestants ont notamment réclamé la dissolution du Parlement dominé par la formation d'obédience islamiste Ennahdha et une nouvelle Constitution. 

A Tunis, malgré les nombreux barrages policiers aux entrées de la capitale et dans le centre-ville, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le Parlement. Elles ont notamment crié des slogans hostiles à la formation Ennahdha et au Premier ministre, Hichem Mechichi. 

Un journaliste blessé au cours des heurts qui opposaient manifestants et forces de l'ordre. Plusieurs protestataires ont été arrêtés selon l'AFP. 

Dans la région de Tozeur (sud du pays), particulièrement touchée par l'épidémie, de jeunes protestataires ont vandalisé un local d'Ennahdha, comme le rapporte plusieurs médias tunisiens. Malgré une forte mobilisation policière, des manifestants ont aussi défilé à Gafsa (centre), Monastir et Sousse (est), selon des correspondants de l'AFP ou de l'agence TAP.

Une importante partie de l'opinion publique a exprimé à plusieurs reprises son exaspération au sujet des dissensions entre les différentes formations politiques mais également face au bras de fer opposant le chef du Parlement Rached Ghannouchi, aussi chef de file d'Ennahdha, et le président Kaïs Saïed. 

Des appels à manifester le 25 juillet, jour de la fête de la République, circulaient depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux. 

Raconter l'actualité

Suivez RT France surTelegram
En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»