Imposer des «valeurs européennes imaginaires» risque de mener l'UE à son effondrement, selon Jansa

Imposer des «valeurs européennes imaginaires» risque de mener l'UE à son effondrement, selon Jansa© Kenzo Tribouillard Source: Reuters
Le Premier ministre slovène Janez Jansa (image d'illustration).
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Soutien de Budapest dans sa lutte contre promotion des contenus LGBT aux mineurs, le Premier ministre slovène Janez Jansa a critiqué les Etats occidentaux de l'UE qui imposent des «valeurs européennes imaginaires» sans respecter les cultures locales.

Le Premier ministre slovène Janez Jansa, dont le pays a pris la présidence tournante de l'UE, s'est fait le 2 juillet le porte-voix des pays d'Europe centrale accusés par les pays occidentaux d'atteintes aux «valeurs européennes».

«L'Union européenne rassemble des pays aux traditions différentes, aux cultures différentes. Il y a des différences qui doivent être prises en compte et respectées et je pense qu'il y a une division claire entre les compétences nationales et européennes», a-t-il déclaré en conférence de presse, prenant ainsi la défense de la Hongrie, dont la loi contre la promotion des contenus LGBT aux mineurs avait été jugée inquiétante par 13 pays européens – France à Allemagne en tête – qui avaient appelé la Commission européenne à agir.

«On ne juge pas une personne sur la base de valeurs européennes imaginaires, et si l'on applique des doubles standards, alors je pense que c'est le chemin le plus rapide vers l'effondrement», a poursuivi le dirigeant slovène. «L'UE sans l'Europe centrale n'est pas une union européenne. Elle ne sera qu'une coquille vide et nous devrions tous en être conscients», a-t-il encore prévenu.

Signe des divergences profondes sur le sujet, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est ouvertement opposée à Janez Jansa lors du point de presse, déclarant que la «liberté d'expression, la diversité et l'égalité» étaient des «valeurs européennes» fondamentales qui devaient être défendues.

La Slovénie n'est pas une colonie [...] Nous insistons pour un traitement totalement égalitaire

Pour le moins tendue, cette journée inaugurale du 2 juillet a en outre été marquée par des critiques de Bruxelles sur la liberté de la presse en Slovénie et par un incident avec le vice-président de la Commission chargé du Pacte vert, Frans Timmermans, à propos de l'indépendance des juges. 

«Nous n'avons aucun problème à ce que quiconque vérifie quoi que ce soit : l'Etat de droit, la liberté de la presse, le financement des médias», a rétorqué Janez Jansa. «La Slovénie n'est pas une colonie [...] Nous insistons pour un traitement totalement égalitaire», a-t-il lancé, estimant qu'il y avait «des tentatives» de Bruxelles de traiter les plus petits pays comme des «pays de seconde zone».

Ljubljana a pris pour six mois le 1er juillet la présidence de l'UE dont il présidera les réunions au sein du Conseil, avec entre autres priorités le processus d'élargissement aux Balkans occidentaux. 

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