«Restez chez vous, on est complet» : le message du chef de l'extrême droite suédoise aux réfugiés

Jimmie Akesson© TT News Agency Source: Reuters
Jimmie Akesson

Le Chef de file du parti des démocrates suédois Jimmie Åkesson a déclaré au journal Dagens Nyheter qu'il souhaitait une interdiction totale de l'asile aux immigrés, ajoutant vouloir que la Suède quitte l'UE.

Dans son interview, le leader nationaliste d'extrême droite qui a dit avoir du s'absenter de la politique pour des raisons de santé est revenu à la charge sur la crise des réfugiés. 

«Mon message à ces gens est que la Suède ne peut pas vous accueillir. En plus, la majorité, sinon la totalité des réfugiés qui demandent l'asile en Suède veulent en réalité aller en Allemagne ou au Danemark et le disent ouvertement», a déclaré Åkesson, avant d'ajouter : «quand on demande l'asile dans un pays, on a au moins la politesse de le respecter».

«Nous sommes d'accord pour accueillir ces gens dans une zone prévue à cet effet afin de leur fournir des produits de première nécessité, mais ils devront comprendre qu'ils ne rentreront pas en Suède, car nous n'avons pas la capacité de les avoir ici».

Lors d'une conférence de presse, le parti des Démocrates suédois a annoncé avoir l'intention de lancer une campagne internationale pour prévenir les réfugiés de ne pas venir à la Suède - et de rallier un soutien pour un référendum suédois sur l'immigration.

«Nous voulons, à travers des annonces dans les journaux étrangers, expliquer que l'utopie qu'ils imaginent trouver en venant ici n'existe pas. Ici, ils ne trouveront que des camps de tentes, l'hiver et le froid», a déclaré Jimmie Åkesson, ajoutant vouloir prendre exemple sur une mesure du gouvernement danois mis en place le mois dernier. 

En savoir plus : Suède, une campagne d'affichage de l'extrême-droite choque le pays

Åkesson affirme également vouloir des contrôles permanents aux frontières, la fin de la libre circulation en Europe et finalement que la Suède quitte l'UE purement et simplement.

Enfin, on apprend aussi au cours de l'interview que le leader des Démocrates Suédois a fait un burnout à la suite des élections de 2014 au cours desquelles son parti avait récolté près de 13%, ce qui constitue un score historique.

Il dit ainsi n'avoir «pas réussi à se déconnecter» de cette période, son psychologue ayant par la suite décidé qu'il s'agissait d'un «stress post-traumatique nécessitant un long repos».

Aujourd'hui, les Démocrates semblent bel et bien être le premier parti du pays, puisque qu'un sondage YouGov indique que 25,2% des personnes interrogées seraient désormais prêtes à voter pour les nationalistes qui prônent une réduction drastique de l'immigration pour le pays. 

Après l'Allemagne, la Suède a enregistré le deuxième plus grand nombre de demandes d'asile en UE en 2014. En 2015, le pays devrait accueillir entre 75 000 et 90 000 migrants. 

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