Royaume-Uni : une manifestation contre un projet de loi visant à limiter les rassemblements dégénère

Royaume-Uni : une manifestation contre un projet de loi visant à limiter les rassemblements dégénère© Peter Cziborra Source: Reuters
Des manifestants devant un véhicule de police en feu lors d'une manifestation contre un nouveau projet de loi concernant la police britannique, à Bristol, le 21 mars 2021.
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Des heurts ont éclaté entre la police et des manifestants le 21 mars à Bristol lors d'une manifestation contre un projet de loi gouvernemental qui donnerait à la police de nouveaux pouvoirs pour restreindre les rassemblements.

Plusieurs policiers ont été blessés le 21 mars à Bristol, dans le sud-ouest de l'Angleterre, lors d'un rassemblement contre un projet de loi gouvernemental qui vise à conférer à la police de nouveaux pouvoirs pour restreindre les manifestations non violentes.

Des centaines de personnes ont convergé autour du commissariat de Bridewell, près duquel deux véhicules de police ont été incendiées. Les policiers, certains en tenue anti-émeute, ont alors tenté de repousser les manifestants à l'aide de matraques et de boucliers.

Auteur: RT France

Ces derniers portaient des pancartes avec des slogans tels que «Le jour où la démocratie est devenue dictature», «Dites non à un état policier», «La liberté de manifester est fondamentale pour la démocratie» ou  «Nous ne pouvons pas être réduits au silence aussi facilement». 

Des photographies publiées sur le site de la BBC montrent un manifestant brisant les vitres du commissariat et des feux d'artifices éclatant au milieu de la foule. Deux policiers ont été hospitalisés, l'un a eu un bras cassé et l'autre souffre de côtes cassés, selon un communiqué de la police d'Avon et du Somerset publié sur Twitter.

L'affaire Sarah Everard en toile de fond

La secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Priti Patel, a dénoncé sur Twitter des «scènes inacceptables à Bristol». «La violence et le désordre [commis] par une minorité ne seront jamais tolérés. Nos policiers se mettent en danger pour nous protéger tous», a-t-elle écrit. Le député travailliste de Bristol Nord Ouest, Darren Jones, a jugé les attaques envers la police «totalement inacceptables». «On ne fait pas campagne pour le droit de manifester pacifiquement en mettant le feu à des fourgons de police ou en taguant des bâtiments», a tweeté le parlementaire.

«Ce qui a commencé comme une manifestation pacifique a tourné en désordre violent par l'action d'une petite minorité», a déclaré dans ce communiqué Will White, un responsable de la police qui a évoqué des scènes «absolument honteuses». «Des officiers ont été l'objet de niveaux de violence et d'insultes considérables», a-t-il ajouté. John Apter, président national de la fédération de la police d'Angleterre et du Pays de Galles a évoqué des «scènes horribles à Bristol». «Ce n'est pas une manifestation, c'est juste une violence insensée», a-t-il ajouté.

Ce projet de loi du gouvernement, qui couvre un large éventail législatif sur la police, la criminalité, les peines et les tribunaux, actuellement soumis au parlement, donnerait aux forces de l'ordre de nouveaux pouvoirs pour imposer des limites de temps et de bruit aux manifestations de rue. Le texte est fortement critiquée, surtout depuis la répression brutale par la police d'une veillée à Londres le 13 mars en hommage à Sarah Everard. L'homme soupçonné du meurtre de cette jeune femme est un policier, et l'affaire a déclenché une vague d'émotion au Royaume-Uni sur la question des violences faites aux femmes, selon Reuters. Si le projet de loi du gouvernement est antérieur à l'affaire Everard, les deux sont par coïncidence liés dans l'opinion publique, car le texte a été débattu au Parlement deux jours après la veillée de Londres.

Les rassemblements de masse sont par ailleurs actuellement interdits en Angleterre en raison de la pandémie. A Londres, 36 personnes ont été arrêtées et plusieurs policiers blessés lors d'une manifestation contre le confinement qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes le 20 mars.

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