Bethléem: des affrontements violents entre les lanceurs de pierres palestiniens et la police (VIDEO)

Capture d'écran de la vidéo de RT
Capture d'écran de la vidéo de RT

Près de la tombe de Rachel à Bethléem, de violents heurts ont opposé l’armée israélienne à des lanceurs de pierres palestiniens pour le deuxième jour consécutif.

Un véhicule de l’armée israélienne s’est embrasé et au moins un Palestinien a été blessé lors des affrontements qui se déroulent à Bethléem en Cisjordanie. Les forces israéliennes ont tiré des grenades de gaz lacrymogènes contre les manifestants.

La ville de Bethléem connaît son deuxième jour d’émeutes.

Les funérailles le jour des émeutes

Les affrontements sont partiellement alimentés par le meurtre d’un jeune Palestinien de 27 ans Mutaz Ibrahim Zawahreh qui a été abattu mardi lors des affrontements avec les forces israéliennes. Ses funérailles se tiennent aujourd’hui à Bethléem. Des milliers de personnes se sont rassemblées pour la procession funèbre.

En attendant, le ministre israélien de l’Intérieur, Gilad Erdan, a déclaré aujourd’hui, que les corps des assaillants palestiniens ne devaient pas être rendus à leurs familles pour les empêcher de les inhumer. Car bien souvent, c’est lors des funérailles que sont lancés des appels à la vengeance. Pour Gilad Erdan, Israël ne doit pas leur permettre de «profiter du respect et des cérémonies» après leur mort, ces Palestiniens devant être enterrés sans fanfares dans des cimetières lointains.

Les mesures «agressives» du gouvernement israélien

Alors que le pays est déchiré par les violences, le gouvernement israélien continue de renforcer ses mesures répressives à l’encontre des Palestiniens. Ainsi, le cabinet de sécurité israélien a autorisé aujourd’hui les forces de l’ordre à boucler les zones palestiniennes de Jérusalem. Le gouvernement a fait savoir mercredi matin qu’il avait ordonné à la police «d’imposer la fermeture ou d’encercler les points de friction de Jérusalem, conformément aux consignes de sécurité». Cette initiative a été prise après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a promis de prendre «des mesures agressives» à l’encontre des Palestiniens il y a une semaine. «Nous prendrons des mesures agressives contre le mouvement islamique en Israël et contre d’autres agitateurs. Personne ne sera épargné», avait prévenu le Premier ministre israélien.

Qu’est-ce qui a provoqué la dernière vague de violence ?

Le 12 septembre, le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon, a interdit aux hommes palestiniens de moins de 50 ans d’accéder à l'Esplanade des Mosquées, que les Juifs appellent le «Mont du Temple», mais qui abrite aussi la mosquée Al-Aqsa. Une interdiction qui avait fait monter les tensions dans cette zone. Le mouvement «mourabitoun», composé d'hommes et de femmes palestiniens, a accusé à son tour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou de vouloir briser le statu quo de l'Esplanade des mosquées qui permet aux Palestiniens d’accéder à l’Esplanade alors que les juifs peuvent se recueillir devant le Mur des lamentations qui la soutient. Des accusations que Moshe Yaalon s’est empressé de démentir.

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Durant les trois jours qui ont suivi ces événements, de violents affrontements ont eu lieu sans interruption entre Palestiniens et forces de l’ordre israéliennes à proximité de l’Esplanade des mosquées.

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Depuis le début du mois d’octobre, au moins huit israélien ont péri dans des fusillades et des attaques au couteau, alors que 29 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes.

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