«Un vrai crime» : le Hamas fustige le blocage d'Israël sur l'entrée des vaccins anti-Covid-19 à Gaza

- Avec AFP

«Un vrai crime» : le Hamas fustige le blocage d'Israël sur l'entrée des vaccins anti-Covid-19 à Gaza© Mohamed Abed Source: AFP
Une Palestinienne, portant un masque de protection passe devant une peinture murale inspirée du coronavirus dans la bande de Gaza, le 2 février 2021 (image d'illustration).
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Alors qu'Israël bloque l'entrée des vaccins contre le Covid-19 dans la bande de Gaza, le Hamas, au pouvoir dans l'enclave palestinienne, dénonce un «crime» en «violation» du droit international.

Le mouvement palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a fustigé le 16 février 2021 Israël qui bloque l'entrée des vaccins contre le coronavirus dans l'enclave, dénonçant un «crime» en «violation» du droit international. L'Autorité palestinienne, basée en Cisjordanie occupée, a accusé le 15 février l'Etat hébreu d'avoir refusé l'entrée de milliers de vaccins contre le Covid-19 à Gaza, enclave de deux millions d'habitants sous blocus israélien.

Le Cogat, l'organe israélien chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens, a affirmé de son côté que la demande palestinienne d'entrée de vaccins est «en cours d'examen et attend une décision politique».

Cette position israélienne est «un vrai crime et une violation de toutes les lois internationales et normes humanitaires», a déclaré à l'AFP Hazem Qassem, le porte-parole du Hamas, dénonçant une mesure «discriminatoire» par Israël dans des propos rapportés par l'agence de presse française. Il a en outre appelé à la fin du blocus qu'Israël impose depuis plus d'une décennie à Gaza dans le but, selon l'Etat hébreu, de contenir le mouvement armé Hamas.

Une campagne de vaccination entravée 

Le gouvernement palestinien a quant à lui appelé l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à tenir Israël pour «pleinement responsable des dangers liés à l'interdiction d'entrée des vaccins à Gaza», a déclaré son porte-parole Ibrahim Melhem lors d'une conférence de presse à Ramallah (Palestine).

L'Autorité palestinienne a lancé début février la vaccination auprès de son personnel médical après avoir reçu 2 000 doses de l'Etat hébreu. Elle devait recevoir mi-février au moins 50 000 autres vaccins grâce au dispositif «Covax» d'aide aux pays les plus pauvres, mis en place par l'OMS et l'Alliance pour les vaccins.

Elle a également reçu 10 000 doses du vaccin russe Spoutnik V et indiqué son intention d'en partager une partie avec les Palestiniens de la bande de Gaza, territoire géographiquement séparé de la Cisjordanie par Israël.  

Ces derniers jours, des sources israéliennes anonymes ont suggéré à l'AFP que le transfert de vaccins à Gaza relevait d'une décision politique qui pourrait être liée à des pourparlers engageant Israël et le Hamas. En Cisjordanie, le ministère de la Santé a officiellement recensé plus de 115 000 cas, dont plus de 1 400 décès. Dans la bande de Gaza, plus de  53 700 infections ont été enregistrées depuis le début de la pandémie, dont 538 morts.

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