L'équipe de l'opposant russe Alexeï Navalny appelle à une nouvelle manifestation

L'équipe de l'opposant russe Alexeï Navalny appelle à une nouvelle manifestation Source: Reuters
Des manifestants en soutien à l'opposant Alexeï Navalny s'affrontent avec la police le 23 septembre à Moscou

Après la mobilisation du 23 janvier en soutien à l'opposant Alexeï Navalny, son équipe appelle à de nouvelles manifestations le 31 en Russie. Ils souhaitent maintenir la pression à l'approche de son procès prévu le 2 février.

L'équipe de l'opposant russe Alexeï Navalny et les organisateurs de la contestation contre le pouvoir russe ont appelé à manifester une nouvelle fois le 31 janvier à midi «dans toutes les villes de Russie». «Pour la liberté de Navalny, pour la liberté de tous et pour la justice», a écrit sur Twitter Léonid Volkov, un proche de l'opposant.

La date de cette nouvelle manifestation n'a pas été choisie au hasard puisque l'opposant russe comparaîtra le 2 février devant un tribunal qui doit décider si sa peine de trois ans et demi de prison avec sursis prononcée en 2014 sera transformée en peine de prison ferme. La justice russe reproche à Alexeï Navalny d'avoir violé son contrôle judiciaire, alors qu'il avait été transféré dans un hôpital berlinois lors de son empoisonnement présumé en août dernier.

De nombreuses interpellations lors de la dernière mobilisation

Lors de la journée de protestation du 23 janvier, des dizaines de milliers de Russes avaient bravé l'interdiction de manifester dans plus d'une centaine de villes.

Plus de 3 700 protestataires ont été interpellés. Dans la capitale moscovite, l'agence TASS rapporte que 30 manifestants ont été condamnés à de courtes peines allant jusqu'à 15 jours de prison. L'agence russe précise que les amendes vont de 10 000 roubles (109,35 euros) à 250 000 roubles (2733,72 euros). L'ONG spécialisée OVD-Info a signalé toutefois que des affaires pénales, qui prévoient des peines plus lourdes, avaient été ouvertes contre au moins 15 manifestants.

Vladimir Poutine a critiqué ces actions non-autorisées, estimant que chacun devait s'exprimer «dans le cadre de la loi». Le président russe s'est défendu le 25 janvier d'être le propriétaire d'un immense palais montré dans une enquête de l'équipe de Navalny. Evoquant la vidéo au cours d'une rencontre télévisée avec des étudiants russes, Vladimir Poutine a confié qu'il ne l'avait pas regardée, et a estimé qu'il s'agissait d'une tentative de «lavage de cerveau».

Il a aussi accusé les organisateurs de la contestation d'avoir mobilisé des «mineurs», les messages pro-Navalny ayant été largement relayées sur les réseaux sociaux et portées par la jeunesse, notamment des adolescents. «C'est ce que font les terroristes quand ils mettent des enfants et des femmes devant eux», a-t-il conclu.

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