Arabie Saoudite : une bonne se fait couper le bras, le pays veut gagner en respectabilité

Arabie Saoudite : une bonne se fait couper le bras, le pays veut gagner en respectabilité Source: Reuters
Une femme de ménage indonésienne sur son lit d'hôpital après avoir été torturée en 2005

Une femme de ménage indienne, sous-alimentée, s'est fait couper le bras par son employeur saoudien alors qu'elle tentait de s'enfuir. De l'autre côté, le pays, soucieux de son image, se paye les services d'agences en relations publiques.

«Cette situation est inacceptable. Nous sommes très perturbé sur la manière brutale dont la dame indienne a été traitée en Arabie Saoudite», a tweeté le ministre indien des Affaires étrangères, Sushma Swaraj.

Une protestation qui fait suite au drame subi par Kashturi Munirathinam, une femme de 58 ans, arrivée en Arabie Saoudite, il y a trois mois pour devenir employée de maison. Cette dernière s'était plainte auprès de ses proches -et des autorités locales - des mauvais traitements que ses patrons lui faisaient subir depuis des semaines. Sous-alimentée et torturée, cette Indienne a donc tenté de s'enfuir avant d'être rattrapée par la maîtresse de maison qui, en représailles, lui a donc coupé le bras droit.

Arabie Saoudite : une bonne se fait couper le bras, le pays veut gagner en respectabilité© Capture d'écran réalisée sur le site de NDTV.com
Kashturi Munirathinam sur son lit d'hôpital

Une publicité désastreuse, à un moment où le Royaume tente justement de redorer son image dans le monde entier. 

Pour ce faire, Riyad se serait attachée les services des plus grandes agences de relations publiques dans le monde, détaille The Intercept, telles que Eldeman ou Podesta. Des firmes influentes, qui comptent parmi leurs employés des anciens responsables gouvernementaux américains comme Saxby Chambliss ou George Mitchel, deux ex-senateurs. Une opération de (re-)conquête menée par l'Arabie Saoudite qui passe également par le financement de groupes politiques influents aux Etats-Unis, explique The Intercept, de groupes de réflexion, d'universités et de fondations à but non lucratif... comme celle d'Hillary Clinton.

Aller plus loin : Des lobbyistes américains à la rescousse de l'image désastreuse de l'Arabie saoudite

Le pays, qui a pris la direction du panel du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, semble aujourd'hui embarrassé par le tollé international que suscitent ses frappes meurtrières au Yémen, mais aussi par le sort réservé au jeune blogueur chiite, fils d'un opposant au régime saoudien, condamné à être crucifié et décapité.

Lire aussi : L’Arabie saoudite prend la direction du panel du Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»