«Etes-vous un expert en fraude électorale ?» : le PDG de Twitter en difficulté face au Sénat US

«Etes-vous un expert en fraude électorale ?» : le PDG de Twitter en difficulté face au Sénat US© Greg NASH Source: Reuters
Le co-fondateur et PDG de Twitter Jack Dorsey lors d'une audition en visioconférence au Sénat américain, le 28 octobre 2020 (image d'illustration).
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Interrogé par une commission d'enquête du Sénat des Etats-Unis, le PDG de Twitter Jack Dorsey a notamment été confronté par le sénateur républicain Ted Cruz, qui l'a accusé de brider les utilisateurs soutenant l'hypothèse d'une fraude électorale.

Le 17 novembre, les fondateurs de Twitter et Facebook étaient de nouveau interrogés par une commission d'enquête du Sénat américain à propos du pouvoir sans équivalent de ces réseaux sociaux sur le débat politique.

Le sénateur républicain Ted Cruz a alors vivement interpellé le co-fondateur et PDG de Twitter, Jack Dorsey, l'accusant de censurer les propos évoquant la possibilité d'une fraude électorale lors de l'élection présidentielle du 3 novembre dernier. 

«Etes-vous un expert en fraude électorale ?» a questionné le sénateur du Texas, interrogation à laquelle Jack Dorsey, portant une longue barbe, a répondu par la négative. Ted Cruz a poursuivi : «Alors pourquoi Twitter met-il en ce moment des avertissements sur pratiquement tout ce qui touche à la fraude électorale ?», faisant allusions aux publications «étiquetées» par la plateforme de micro-blogging, renvoyant vers des explications telles que «la fraude électorale sous quelque forme que ce soit est extrêmement rare aux Etats-Unis».

Après avoir énoncé deux affirmations – l'une d'elle expliquant par exemple que «le vote par correspondance reste la principale source de fraude potentielle» – Ted Cruz a demandé à Jack Dorsey si elles seraient étiquetées comme «potentiellement trompeuses» sur Twitter. Celui-ci a répondu, hésitant : «Je… Je ne sais pas comment nous réagirions spécifiquement à ça mais j’imagine que l’essentiel serait étiqueté...» Et Ted Cruz de conclure : «Vous avez raison, vous l’auriez étiqueté car vous avez pris comme positionnement politique de considérer que la fraude électorale n’existe pas», avant de révéler à son interlocuteur que ces citations provenaient de la commission bipartisane Carter-Baker de 2004 portant sur la réforme électorale fédérale.

Le statut d'«éditeur» au cœur des débats  

Pour le sénateur républicain, ces annotations apposées par Twitter à certains messages publiés par ses utilisateurs font entrer le réseau social dans la catégorie «éditeur», ce qui devrait lui faire perdre les avantages liés à la «section 230».

Il s'agit d'un passage de la loi dénommée Communications Decency Act de 1996 qui exonère le fournisseur de services informatiques de responsabilité civile pour un certain nombre de faits, telles que les mesures prises «volontairement et de bonne foi pour restreindre l’accès ou la disponibilité de matériel que le fournisseur ou l’utilisateur considère comme […] excessivement violent, harcelant ou autrement répréhensible». Autrement dit, la «section 230» considère que les réseaux sociaux ne sont pas des éditeurs et ne sont par conséquent pas responsables des contenus publiés sur leurs plateformes.

Ce statut ambigu des réseaux sociaux est au cœur du débat actuel portant sur le rôle jugé démesuré qu'ils ont acquis dans le processus démocratique. Lindsey Graham, le président républicain de la commission judiciaire qui a organisé cette audition a ainsi déclaré : «Il semble que vous [les réseaux sociaux] soyez devenu l'éditeur ultime.»

Même si Jack Dorsey a affirmé que ses règlements «ne sont basés sur aucune idéologie» et qu'il croit «fermement dans l'impartialité», il a également  révélé que quelque 300 000 tweets liés aux élections ont été qualifiés de «trompeurs» entre le 27 octobre et le 11 novembre 2020, plus de 50 d'entre eux provenant du président américain Donald Trump lui-même.

Les Républicains ont particulièrement reproché à Twitter et à Facebook leur décision de censurer un article du quotidien conservateur New York Post, qui assurait fournir des preuves sur une affaire de corruption impliquant le candidat démocrate Joe Biden. Une décision que Jack Dorsey a avoué lors de l’audition être «une erreur» .

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