Jeremy Corbyn a autre chose à faire que de voir la Reine

Jeremy Corbyn a dit non à la Reine. Source: Reuters
Jeremy Corbyn a dit non à la Reine.

Le leader du parti travailliste, Républicain convaincu, a refusé de répondre à l'invitation d'Elizabeth II qui devait introniser Jeremy Corbyn au sein du Conseil privé de la Reine. Il a prétexté un rendez-vous personnel.

Jeremy Corbyn et la Reine, ce n’est pas le parfait amour. Républicain convaincu, le nouveau leader du parti travailliste a refusé d’être fait membre du Conseil privé directement par la Reine. Il a prétexté pour cela des engagements privés rendant impossible la tenue d’une telle entrevue.

Selon le Guardian, cette décision suggère que Jeremy Corbyn n’entend pas suivre les conventions, qui indiquent qu’il est essentiel, dans ce type de cérémonie, de s’incliner devant la Reine. Or, le leader travailliste a déjà indiqué qu’il avait besoin d’un temps de réflexion avant de savoir s’il tenait à assister à une telle cérémonie. 

Si l’entourage de Jeremy Corbyn a expliqué que son leader ne pourrait pas assister à cette cérémonie en raison d’un engagement préalable, il n’a pas été précisé la nature de ce dernier. Dans les faits, ce Conseil privé de la Reine est composé d’environ 600 personnes, dont des politiciens, nommés à titre honorifique, mais très rarement saisis d’affaires majeures.

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Toutefois, plusieurs leaders du parti travailliste comme Michael Foot ou Neil Kinnock ont déjà accepté de faire partie de ce Conseil privé, qui permet toujours d’obtenir quelques informations confidentielles. En pratique, il reste toutefois possible à Corbyn de faire partie de ce Conseil privé sans rencontrer la Reine, même s'il est rare qu'un chef de parti politique refuse cette entrevue.

Le leader travailliste a par ailleurs été la cible d’attaques virulentes de David Cameron, mercredi soir, lors d’un congrès du parti conservateur. Le Premier ministre a ainsi estimé que Jeremy Corbyn avait de la «sympathie pour le terrorisme» après que ce dernier a affirmé que la mort de Ben Laden était une «tragédie», et affirmant qu’il aurait souhaité que le leader d’Al-Qaïda soit jugé. 

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