Barack Obama a présenté ses excuses à la présidente de MSF

Barack Obama© Kevin Lamarque
Barack Obama

Le président américain a appelé par téléphone la présidente de Médecins sans frontières pour s’excuser du bombardement américain de l’hôpital de Kunduz qui a tué des patients et des membres du personnel de l'ONG.

«Ce matin, le président Obama a parlé par téléphone depuis le Bureau ovale avec la présidente de Médecins sans frontières, Joanne Liu, pour s’excuser et exprimer ses condoléances pour le personnel de MSF et des patients tués et blessés par une frappe aérienne militaire américaine qui a touché par erreur un hôpital de MSF à Kunduz, en Afghanistan, le weekend dernier», a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, lors d’un point presse à Washington.

Josh Earnest a en outre qualifié le bombardement de l’hôpital de Kunduz de «tragédie terrible» en ajoutant que ni lui, ni personne d’autre, ne dispose de preuves permettant d’affirmer qu’il s’agit d’autre chose que d’une erreur.

MSF a réclamé une enquête indépendante sur cette attaque que l’organisation a qualifiée de crime de guerre.

Le Pentagone avait initialement essayé de faire porter la responsabilité de l’attaque aux forces de sécurité afghanes en affirmant qu’elles avaient réclamé aux Etats-Unis un appui aérien.

En savoir plus : L’Afghanistan aurait demandé aux Etats-Unis de bombarder l’hôpital de MSF à Kunduz

Le commandant de la mission de l'OTAN en Afghanistan, le général américain John Campbell, a reconnu que la décision de bombarder l’hôpital était «une décision américaine prise au sein de la chaîne de commandement des Etats-Unis». Il a toutefois tempéré les choses en affirmant que les Etats-Unis n’auraient «jamais visé délibérément une installation médicale».

Le Pentagone examinera les stratégies, les procédures et les décisions qui ont été prises au moment de procéder à cette attaque afin de déterminer s’il est nécessaire d’effectuer des réformes dans la chaîne de commandement, a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche. «S’il est nécessaire de tenir des personnes responsables, cela sera fait», a ajouté Josh Earnest.

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