Coopération diplomatique, situation des médias : Lavrov s'exprime sur le partenariat France-Russie

Coopération diplomatique, situation des médias : Lavrov s'exprime sur le partenariat France-Russie© Russian Foreign Ministry/Handout via REUTERS
Sergueï Lavrov s'est exprimé au sujet de la relation entre la France et la Russie.

Le chef de la diplomatie russe a salué les progrès de la relation Paris-Moscou, dans un contexte tendu. Il a toutefois déploré le traitement réservé en France à RT et Sputnik, pointant un «deux poids deux mesures» en matière de liberté d'expression.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a abordé les relations entre la France et la Russie au cours d'un entretien avec Sputnik, diffusé ce 18 septembre. Il y a notamment évoqué les progrès diplomatiques qui ont été fait avec Paris sous la présidence d'Emmanuel Macron, malgré les récentes tensions apparues récemment autour de l'affaire Navalny. Sergueï Lavrov a néanmoins déploré le traitement réservé dans l'Hexagone (mais également ailleurs en Occident), aux médias bénéficiant de financements publics russes. 

Une avancée de la coopération avec Emmanuel Macron

«La France est l'un de nos partenaires clé. Ça fait longtemps que nous qualifions notre coopération de "partenariat stratégique"», a commencé par faire remarquer le ministre des Affaires étrangères. Il a ensuite souligné les domaines dans lesquels la coopération s'est développée, en particulier depuis la rencontre entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine à Versailles en 2017 : stabilité stratégique, maîtrise des armements, ou encore non-prolifération des armes de destruction massive.

Sergueï Lavrov est revenu sur le retrait des Etats-Unis du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (Traité FNI). «Maintenant, il n'y a plus de traité, et les Américains ont les mains libres», a-t-il déploré, s'inquiétant de la possible volonté de Washington d'utiliser des systèmes anti-missiles situés dans des pays européens à des fins offensives, «ce qui est interdit par le Traité FNI». Sergueï Lavrov a néanmoins souligné qu'Emmanuel Macron avait été l'un des seuls dirigeants à répondre concrètement à la proposition de Vladimir Poutine de mener un moratoire sur les armes offensives interdites par le Traité FNI. «Cela montre que le dirigeant français est vraiment intéressé à utiliser toute opportunité de dialogue avec la Russie», a remarqué le chef de la diplomatie russe, déplorant toutefois : «L'ambiance et le ton général qui se font sentir actuellement dans l'Union européenne à l'égard de la Russie affectent bien évidemment le calendrier [des contacts entre Moscou et Paris].»

RT et Sputnik : «Liberté, égalité, fraternité» ?

Abordant un autre sujet, à savoir la discrimination «inacceptable» rencontrée selon lui en France par Sputnik et RT (qu'Emmanuel Macron n'avait pas hésité à taxer d'organes de propagande en 2017 à Versailles), Sergueï Lavrov a remarqué : «Je pense qu’il est inutile de commenter l’absurdité et la sottise des étiquettes de ce genre, RT et Sputnik étant extrêmement populaire dans un grande nombre de pays.» Il a ensuite évoqué de probables «craintes» émanant de la concurrence», avant de rappeler la France à sa devise : «Liberté, égalité, fraternité». Une égalité de traitement qui ne s'appliquerait pas à RT et à Sputnik, selon le ministre, qui a rappelé que ces médias n'avaient pu être accrédités à l’Elysée depuis 2017.

Au sujet des récentes mesures prises par Twitter, qui a accolé au compte de RT France la mention «Média affilié à un Etat, Russie», Sergueï Lavrov a fait remarquer que d'autres médias bénéficiant de financements publics, comme par exemple la BBC n'étaient «pas exposés à des mesures restrictives, notamment sur internet, où la censure est ouvertement imposée». Il a en outre dénoncé les mesures discriminantes prises par Google, Youtube et Facebook, selon lui «sous l'influence des autorités américaines» à l'encontre des médias russes, déplorant le «deux poids deux mesures» auquel se heurtent les médias russes lorsque des organisations comme l'OSCE ou le Conseil de l'Europe sont appelées à défendre la liberté d'expression.

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