Mali : des militaires poussent le président IBK à la démission et promettent des élections

Mali : des militaires poussent le président IBK à la démission et promettent des élections© MALIK KONATE Source: AFP
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Des soldats maliens arrivent sur la place de l'Indépendance de Bamako, le 18 août 2020.

Les militaires qui ont poussé à la démission le président Keïta ont affirmé dans la nuit du 18 au 19 août vouloir mettre en place une «transition politique civile» devant conduire à des élections générales dans un «délai raisonnable».

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    Les pays d'Afrique de l'Ouest – réunis en sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) sur le Mali – ont réclamé ce 28 août à la junte un retour rapide des civils au pouvoir, demandant le lancement immédiat d'une «transition civile» et des élections d'ici 12 mois, en échange d'une levée progressive des sanctions envers Bamako.

  • Les pays d'Afrique de l'Ouest – réunis en sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) sur le Mali – ont réclamé ce 28 août à la junte un retour rapide des civils au pouvoir, demandant le lancement immédiat d'une «transition civile» et des élections d'ici 12 mois, en échange d'une levée progressive des sanctions envers Bamako.

  • Quatre soldats maliens ont été tués et 12 autres blessés dans une embuscade imputée aux djihadistes entre Konna et Douentza près de Mopti, dans le centre du pays, a fait savoir l'armée.

    Celle-ci a précisé sur les réseaux sociaux qu'une section spécialisée dans la lutte contre le braconnage était tombée dans un guet-apens tendu par des «terroristes».

  • L'Union européenne a suspendu «temporairement» ses missions de formation de l'armée et de la police au Mali, après le coup d'Etat militaire qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta, a déclaré ce 26 août le chef de la diplomatie européenne.

    «Nos missions ont été temporairement suspendues en raison des circonstances», a annoncé Josep Borrell, lors d'une conférence de presse à Berlin, à l'issue d'une réunion des ministres européens de la Défense. Il a ajouté que les instructeurs et formateurs de l'UE étaient cependant toujours sur place et qu'«ils reprendraient leurs activités aussi vite que possible».

  • Le mouvement de contestation qui a mobilisé pendant des semaines contre le président malien Ibrahim Boubacar Keïta s'est dit ce 26 août disposé à «accompagner» la junte qui l'a renversé dans le processus de transition devant rendre le pouvoir aux civils. «Nous sommes disponibles pour accompagner ce processus, nous sommes venus échanger et réaffirmer que nous sommes sur les mêmes positions» que les militaires, a déclaré Issa Kaou Djim, un proche de l'influent imam Mahmoud Dicko, à l'issue de la première rencontre formelle entre la junte et le Mouvement du 5-juin – Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP).

  • La délégation ouest-africaine a rencontré dans la soirée du 22 août le président Ibrahim Boubacar Keïta, renversé le 18 août par un coup d'Etat militaire, a fait savoir à l'AFP le chef de la délégation, l'ex-président nigérian Goodluck Jonathan. «Nous avons vu le président Keïta», a déclaré Goodluck Jonathan, qui a affirmé à son propos : «Ça va». «Les entretiens se passent bien», a-t-il ajouté.

    Seuls trois des membres de la Cédéao ont été autorisés à rencontrer, dans un lieu tenu secret, Ibrahim Boubacar Keïta, aux mains de la junte depuis le 18 août.

  • Une délégation ouest-africaine conduite par l'ex-président nigérian Goodluck Jonathan a rencontré pendant une demi-heure la junte qui a pris le pouvoir le 18 août au Mali, dont le nouvel homme fort du pays, le colonel Assimi Goïta.

    Les envoyés de la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) rencontreront dans la soirée du 22 août le président déchu Ibrahim Boubacar Keïta.

  • Une délégation ouest-africaine conduite par l'ex-président nigérian Goodluck Jonathan est arrivée ce 22 août dans l'après-midi à Bamako (Mali), où elle a été accueillie à sa descente d'avion par des dirigeants de la junte qui a pris le pouvoir le 18 août au Mali, ont constaté des correspondants de l'AFP.

    La délégation dépêchée par la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui doit rencontrer dans la soirée le président déchu Ibrahim Boubacar Keïta, a été reçue par le colonel Malick Diaw, numéro 2 du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), l'instance mise en place par les militaires, et par le porte-parole de la junte, Ismaël Wagué.

  • «Je retourne à la mosquée, je suis un imam», a déclaré ce 21 aoûti l'imam Mahmoud Dicko, figure morale de l'opposition au Mali, en «remerciant» les militaires qui ont renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta et en appelant à «chasser les démons de la division».

    «Je veux réconcilier tous les Maliens de Kayes (Ouest) à Kidal (Nord-Est)», a ajouté devant des milliers de manifestants l'influent chef religieux, dont le rôle a été crucial dans la mobilisation contre le président Keïta, finalement chassé du pouvoir mardi par un coup d'Etat militaire condamné par la communauté internationale mais salué par l'opposition malienne.

  • Les militaires qui ont pris le pouvoir au Mali «remercient le peuple malien pour son soutien [et se] reconnaissent» dans le combat de l'opposition, a déclaré le porte-parole de la junte devant des milliers de personnes rassemblées à Bamako pour célébrer la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta.

    «Nous sommes venus vous remercier, remercier le peuple malien pour son soutien. Nous n'avons fait que parachever le travail que vous aviez commencé et nous nous reconnaissons dans votre combat», a lancé devant une foule enthousiaste le colonel-major Ismaël Wagué, porte-parole du Comité national pour le salut du peuple, mis en place par les militaires putschistes.

  • Après le coup d’Etat du 19 août, la junte affirme vouloir une «transition la plus courte possible» au Mali. Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) affiche son souhait de nommer un président pour assurer le pouvoir durant cette période, le temps d’organiser des élections. Mais pour les militaires maliens, il ne s’agit pas d’un coup d’Etat.

    Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, arrêté en compagnie de son Premier ministre Boubou Cissé en fin d'après-midi du 18 août et emmené dans le camp militaire d'où était partie une mutinerie en début de journée, est apparu vers minuit, dans la nuit du 18 au 19 août, sur la télévision publique ORTM, annonçant sa démission. 

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Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta et son Premier ministre, Boubou Cissé, ont été «arrêtés» ce 18 août en fin d'après-midi à Bamako par des militaires en révolte, a affirmé à l'AFP un des chefs de la mutinerie. «Nous pouvons vous dire que le président et le Premier ministre sont sous notre contrôle. Nous les avons arrêtés chez lui» [au domicile du chef de l'Etat], a ainsi déclaré à l'agence un militaire se présentant comme un chef de la mutinerie, qui se déroule depuis le matin du 18 août dans une garnison en banlieue de Bamako. Il a requis l'anonymat.

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