Près de 10 000 prisonniers philippins libérés par crainte du Covid-19

- Avec AFP

Près de 10 000 prisonniers philippins libérés par crainte du Covid-19© Maria Tan Source: AFP
Dans la prison de Quezon à Manille, les détenus collés les uns aux autres, le 27 mars 2020. Construite il y a 60 ans pour 800 prisonniers, cette prison, considérée comme la plus surpeuplée du monde, en détient aujourd'hui plus de 3 500.

La Cour suprême des Philippines a autorisé la libération de quelque 10 000 personnes incarcérées après le signalement de cas positifs parmi les détenus et les personnels des prisons surpeuplées du pays.

La surpopulation notoire des prisons des Philippines et le contexte de pandémie de Covid-19 ont poussé la Cour suprême du pays à prendre une décision radicale : libérer près de 10 000 détenus. «La cour est tout à fait consciente du surpeuplement de nos prisons», a admis le magistrat de la Cour suprême Mario Victor Leonen. Cette annonce concerne 9 731 prisonniers qui attendent leur procès en prison faute de pouvoir payer leur caution.

Surpopulation carcérale

Si les Philippines ont fait état de 9 000 cas recensés de Covid-19, dont 603 mortels, sur leur territoire pour une population de près de 110 millions, la situation dans les prisons est plus inquiétante.

La distanciation sociale est quasi-impossible dans les établissements pénitentiaires philippins, dans lesquels les cellules accueillent parfois jusqu'à cinq fois plus de détenus que prévu. A Manille, le site de Quezon est emblématique de cette surpopulation carcérale. Cet établissement est tellement surpeuplé que les détenus dorment à tour de rôle sur des escaliers ou des terrains de basket-ball en extérieur.

Parmi les sites qui ont recensé le plus grand nombre de cas d'infection figurent deux prisons de l'île de Cebu, au centre de l'archipel, qui comptaient le 1er mai un total de 348 infections sur plus de 8 000 prisonniers.

Cette surpopulation dans les prisons a notamment comme explications l'inadaptation des infrastructures, un système judiciaire lent et surchargé, et la croisade contre le trafic de drogue lancée par le président Rodrigo Duterte (arrivé au pouvoir en 2016), qui a jeté des milliers de personnes dans des cellules.

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