Deux journalistes de l'AFP, agressés par des soldats de l'Armée de Défense d'Israël en Cisjordanie

© Mohamad Torokman Source: Reuters

Deux journalistes de l’AFP ont été agressés par des soldats israéliens vendredi en Cisjordanie, alors qu’ils couvraient les heurts entre Palestiniens et l'Armée de Défense d'Israël.

Les affrontements ont été déclenchés par la mort d’un jeune Palestinien tué la semaine dernière par l’armée israélienne. Une partie du matériel des deux journalistes agressés a été détruite, et l’autre confisquée. L’incident a été filmé et diffusé en ligne.

Les soldats israéliens auraient brandit leurs armes contre le journaliste italien Andréa Bernadi et son collègue, le photographe palestinien Abbas Momani, alors que les deux journalistes portaient tous les deux un gilet pare-balles avec l’inscription « Press ». Selon l’AFP, Bernadi aurait été jeté à terre, avant d’être tabassé sur le côté avec une arme jusqu’à ce qu’il montre sa carte de presse. Le journaliste souffre à présent de plusieurs contusions aux côtes et d’une blessure à l’œil.

Les soldats auraient également détruit deux caméras, et en auraient confisqué une troisième ainsi qu’un téléphone portable.

L’AFP a immédiatement contacté l’armée israélienne et a fait savoir qu’elle avait l’intention de déposer une plainte officielle. Le porte-parole de l’armée israélienne, le Colonel Peter Lerner, a quant à lui déclaré à l’AFP que « des mesures disciplinaires seront adoptées ». Il a également ajouté que de « hauts responsables », y compris le chef des Forces israéliennes, avaient connaissance de l’incident.

Or, ce type d’affrontement n’est pas nouveau. Le 24 avril dernier, ce même photographe palestinien et son collègue avaient déjà été victimes de heurts avec des soldats israéliens qui leur avaient jeté des pierres. Cet incident avait été filmé, et l’armée avait également annoncé que des mesures disciplinaires seraient prises à l’encontre des coupables.

Les affrontements de vendredi entre Palestiniens et les forces armées israéliennes sont survenus après les funérailles d’Ahmed Khatatbeh, un jeune palestinien de 26 ans qui a succombé à ses blessures jeudi après avoir été tué par des soldats israéliens la semaine dernière au poste de contrôle de Beit Furik près de Nablus dans le nord de la Cisjordanie. L’armée avait alors confirmé qu’Ahmed Khatatbeh et un autre homme avaient lancé une bombe à essence sur un véhicule se dirigeant vers la colonie juive d’Itamar.

Des milliers de Palestiniens ont manifesté leur émotion lors d’une marche funèbre à l’honneur d’Ahmed Khatatbeh.

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