Algérie : une des figures du mouvement de contestation relaxée par la justice

Algérie : une des figures du mouvement de contestation relaxée par la justice© RYAD KRAMDI Source: AFP
Un manifestant réclame la libération de plusieurs figures du Hirak lors d'une manifestation à Alger, le 20 septembre 2019.

Un tribunal algérois a décidé ce 3 février de relaxer Samir Benlarbi, une des figures du Hirak, le mouvement de contestation. Accusé entre autres d'«atteinte à l'intégrité du territoire», il avait été placé en détention en septembre dernier.

Ce 3 février, le tribunal Bir Mourad Raïs (Alger) a décidé de relaxer Samir Benlarbi, une des figures du mouvement de contestation, le Hirak. Le parquet avait requis le 27 janvier trois ans de prison ferme et 50 000 de dinars (375 euros) à son encontre pour «atteinte à l’intérêt national» et «diffusion ou détention de publication portant atteinte à l’intérêt national». Incarcéré depuis le 17 septembre dernier, il a été libéré quelques heures après l'annonce du verdict. 

«Les poursuites engagées à l’encontre de Samir Benlarbi étaient des poursuites de nature politique et n’étaient pas fondées aussi bien sur le plan des faits que du droit», a estimé dans un communiqué cité par TSA Algérie, Noureddine Benissad, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) et membre d'un collectif d'avocats pour la défense de Samir Benlarbi.  

Abdelmadjid Tebboune toujours confronté à la colère de la rue

Assimilé par les manifestants à un responsable politique issu d’un système honni, le nouveau président Abdelmadjid Tebboune assure vouloir instaurer un dialogue avec ses détracteurs. En signe d'apaisement, il a annoncé, dès son investiture, plusieurs réformes de la Constitution censées prévenir les «dérives autocratiques». 

Il a entamé dans la foulée des consultations afin notamment de recueillir l'analyse de plusieurs personnalités politiques sur la situation actuelle dans le pays. A cet égard, il a déjà reçu l’ancien chef du gouvernement Ahmed Benbitour ou encore le leader du mouvement Jil Jadid, Sofiane Djilali, tous deux critiques à l'égard du pouvoir, et qui avaient refusé de prendre part au scrutin présidentiel.

Ce geste est néanmoins jugé insuffisant pour de nombreux Algériens qui, à l'occasion de la 50e semaine du mouvement le 31 janvier, ont battu le pavé de plusieurs villes d'Algérie pour exiger, notamment, la libération de l'ensemble des contestataires en prison. Selon le Comité national de libération des détenus (CNLD), au 27 janvier, 94 personnes détenues issues du mouvement ont été libérées au cours de ces dernières semaines, mais 124 restent toujours en prison.

Lire aussi : L'ECHIQUIER MONDIAL. Algérie : vraie transition ou fausses promesses ?

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»