Au lendemain de Noël, des djihadistes diffusent une vidéo d'exécution de chrétiens au Nigéria

- Avec AFP

Au lendemain de Noël, des djihadistes diffusent une vidéo d'exécution de chrétiens au Nigéria© LUIS TATO Source: AFP
Des femmes chrétiennes priant dans une église au Nigeria (illustration)

Le groupe djihadiste Etat islamique en Afrique de l'Ouest a diffusé, le 26 décembre, une vidéo montrant l'exécution de onze hommes présentés comme des chrétiens dans le nord-est du Nigéria.

Une vidéo d'une minute diffusée par les djihadistes de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) le lendemain de Noël et tournée dans un lieu non identifié montre onze hommes les yeux bandés exécutés par balles puis poignardés et présentés comme chrétiens, dans le nord-est du Nigéria. C'est «un message aux chrétiens du monde entier» alors que cette communauté fêtait la veille la naissance de Jésus-Christ, y affirme un homme au visage masqué. Il ajoute que ces chrétiens ont été exécutés pour venger la mort du chef de l'Etat islamique, Abou Bakr al-Bagdhadi, lors d'une intervention américaine en octobre en Syrie.

La vidéo a été postée par l'agence Amaq, organe de propagande de l'Etat islamique auquel l'ISWAP - issu d'une scission au sein du groupe djihadiste nigérian Boko Haram - a prêté allégeance.

«Ces tueurs barbares ne représentent pas l'islam»

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, s'est dit le 27 décembre «attristé et choqué par la mort d'otages innocents aux mains de groupes d'assassins de masse sans remords, impies et impitoyables». «Nous ne devons en aucun cas laisser les terroristes nous diviser en dressant les chrétiens contre les musulmans parce que ces tueurs barbares ne représentent pas l'islam», a déclaré Muhammadu Buhari dans un communiqué.

Le président Buhari s'est engagé à «continuer d'intensifier [les] efforts pour renforcer la coopération et la collaboration internationale» contre les djihadistes.

Ces groupes armés ont d'ailleurs multiplié leurs actions violentes, ces derniers jours, dans le nord-est du Nigeria. Sept personnes ont été tuées et une adolescente enlevée la veille de Noël lors d'un raid attribué à Boko Haram et visant un village chrétien près de Chibok.

Le 23 décembre, au moins deux civils ont été tués et 13 autres blessés lors d'une attaque de l'ISWAP contre une position militaire de la même région de l'Etat de Borno.

Le 22 décembre, ce sont six soldats nigérians qui avaient été tués par des membres de l'ISWAP lors de l'attaque d'un convoi militaire. Et le même jour, une trentaine d'autres djihadistes de ce groupe ont tué six personnes et en ont enlevé cinq après avoir bloqué un axe routier majeur.

En dix ans, l'insurrection djihadiste au Nigeria qui s'est propagée au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins, a fait selon les derniers chiffres de l'ONU plus de 36 000 morts et deux millions de déplacés au seul Nigeria, provoquant une crise humanitaire majeure dans la région.

Lire aussi : Burkina Faso : attaque meurtrière contre une église protestante, 14 morts dont des enfants

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»